[AUTEUR DU MOIS ] JEAN-MARIE FLEUROT, clap de fin.

Dernier volet de l’interview consacrée à notre auteur du mois Jean-Maire Fleurot.

Et voici le clap de fin de l’interview que nous a accordée notre auteur du mois Jean-Marie Fleurot. Comme le temps passe vite quand, en bonne compagnie, nous découvrons un nouvel univers littéraire. Cette interview sera la dernière consacrée à nos auteurs et autrices du mois pour cette saison 19-20. Elle nous aura appris à connaitre un peu mieux la personnalité de notre auteur du mois.

L’interview.

Litzic : Quand tu termines un recueil comme Des catastrophes pas très naturelles, que ressens-tu ? L’envie d’y retourner tout de suite ou bien te sens-tu vidé, K.O ?

Jean-Marie Fleurot : Ni vidé, ni KO. Je trouve qu’on cultive beaucoup trop la mise en scène autour de l’écrivain qui termine son œuvre en se sentant orphelin ou vidé comme après 12 rounds contre Georges Carpentier. C’est surement très efficace pour la promo et je ne doute pas que certains arrivent à le ressentir mais je côtoie au quotidien dans mon travail notamment des gens que ces petits « bobos » feraient bien marrer. Personnellement, je me sens dans un état mitigé : content de laisser partir l’enfant qui va voler de ses propres ailes et un peu comme soulagé de tourner la page. Et puis aussi l’impression de pouvoir faire mieux, d’avoir raté ici ou là des choses que j’aurais pu dire mieux ou autrement. Mais à un moment il faut s’arrêter et ne pas tout réécrire compulsivement, savoir se faire confiance y compris dans ce qui n’est pas parfait..

“Alors il faut parfois que je me pousse un peu pour écrire c’est vrai. “

L : Es-tu parfois obligé de te mettre un coup de pied aux fesses pour te dire que tu dois y retourner (à l’écriture) ou laisses tu les choses se faire ? N’as-tu jamais un sentiment de manque ?

Jean-Marie Fleurot : Je suis un peu velléitaire et hédoniste. J’ai peu de goût pour la souffrance. Rires. Et à Marseille les tentations ne manquent pas en plus. Alors il faut parfois que je me pousse un peu pour écrire c’est vrai. En général, je laisse murir et quand c’est prêt pour l’écriture ça vient. Quand je ne n’écris pas, j’éprouve plus un sentiment de culpabilité que de manque, même si je connais le manque aussi. Là je viens de pulvériser le mythe de l’écrivain, mais ça tombe bien je n’y crois pas trop et le peu que j’ai rencontré m’ont plus ennuyé que donné envie d’embrasser « la carrière ».

L : As-tu recours à des aides extérieures pour t’aider à y voir plus clair lors des sessions de réécriture ? Relis-tu parfois tes textes à voix hautes pour voir si ça sonne ?

“Non maintenant je sais que je n’arrêterai pas d’écrire”

Jean-Marie Fleurot : Je relis toujours les textes, à voix haute ou intérieurement en essayant de me mettre dans la peau d’un lecteur pour voir si ça « tient ». Je n’ai pas recours à des aides extérieures lorsque je suis en train d’écrire par contre je parle souvent de ce que je fais avec Guy et je lui fais lire le manuscrit encore chaud pour avoir son avis.

L : Maintenant que tu es lancé dans le monde de l’écriture, crois-tu que tu t’arrêteras un jour d’écrire des histoires ?

Jean-Marie Fleurot : Non maintenant je sais que je n’arrêterai pas d’écrire, j’explorerai surement de nouveaux genres, mais je n’arrêterai pas.

L : Quels sont tes projets littéraires en cours ? Ou ceux que tu t’apprêtes à entamer ?

Jean-Marie Fleurot : Pour l’instant, je n’ai pas encore de projet très identifié, j’ai quelques haikus qui viennent de sortir dans une revue en ligne (https://lichen-poesie.blogspot.com/p/jean-marie-fleurot_27.html) , je tâtonne un peu du coté du roman et j’essaie de ne pas me laisser envahir par l’ambiance pré ou post Covid pour ne pas tenter de réécrire La route de Cormac MacCarthy ou Fléau de Stephen King. C’est magistral et définitif dans les deux cas. Rires.

L : Que puis-je te souhaiter de bon pour l’avenir ?

Jean-Marie Fleurot : Le succès ? L’inspiration ? Je préfèrerais l’inspiration, c’est ce qui rend heureux… et ça s’applique à d’autres domaines que l’écriture si on sait s’en servir…

Pour compléter cette interview, et vous donner envie d’approfondir le sujet, découvrez la bibliographie de Jean-Marie Fleurot.

Bibliographie :

Funambules – Nouvelles – 2015

Crépuscule désaffecté – Roman avec Guy Torrens – 2016

Checkpoints – Nouvelles – 2017

Des catastrophes pas très naturelles – Nouvelles – 2020

Tous les 4 chez EDILIVRE.

Je publie aussi de manière épisodique de la poésie dans une revue en ligne, LICHEN, et d’ailleurs 5 haïkus viennent de paraître dans le numéro de juin : https://lichen-poesie.blogspot.com/p/jean-marie-fleurot_27.html

Jean-marie fleurot interviews clap de fin

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Relire le portrait et la nouvelle Bleu comme le vent de notre auteur du mois !

Relire la première partie de l’interview, la deuxième et la troisième

 

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