[ PLAYLIST 5 ] Avec Wendy Martinez, Squid, Korin F, Th Da Freak.

Nouvelle sélection du vendredi 29/01/20

Nous retrouvons plein de noms connus, quelques uns qui ne le sont pas encore, mais tous nous procurent le même sentiment d’avoir en notre possession des petits bijoux, dans des univers fous, créatifs, sans frontières etc. Savourez cette playlist 5 comme il se doit !

playlist 5WENDY MARTINEZ

Pas impossible que l’EP de Wendy Martinez soit la première très bonne nouvelle de l’année. Nous avions flashé sur son précédent single, Mon aviateur enfonce le clou, dans un style toujours vintage, mais bien plus mélancolique que le magnifique La chevauchée électrique. Ici, la rythmique se calque sur la voix, laquelle véhicule une ligne de chant mélancolique qui ne manque pas, à chaque écoute, de nous amener les larmes à la lisière des cils.

Ce rythme indolent permet à Wendy Martinez de déployer un texte subtil, toujours en français, avec cet art de rendre la langue musicale, détruisant la théorie selon laquelle le français ne fonctionne pas avec le rock ou la pop. Autrement dit, la langue de Shakespeare apparaît plus que jamais comme le cache-misère de ceux qui n’ont pas grand chose à dire. Mon aviateur s’impose instantanément comme un grand titre, magnifique dans sa sobriété, puissant dans l’imaginaire qu’il convoque, et surtout émotionnellement impactant par le thème dégagé.

Allons nous vous dire que Wendy Martinez fait d’ores et déjà partie des grandes dames de la pop music française de qualité ? Absolument ! En deux titres, elle ravive tout un pan de la musique française laissé en friche et dont les fleurs sauvages réinvestissent, enfin, le paysage. Beau et sauvage.

ALI, I come from the future.

C’est en provenance de Bulgarie qu’arrive ALI, groupe qui nous propose ici I come from the future, morceau qui nous évoque une grande partie du rock 90’s, avec un soupçon d’ambiance à la Archive. Si le groupe ne propose rien de révolutionnaire sur le fond, la forme elle est très bien foutue. L’ambiance est posée d’emblée, portée par une basse qui déroule, roule, impose un rythme entre puissance et groove. Les guitares la jouent soft, avant de s’envoler au moment du passage instrumental. Le chanteur, impliqué, nous fait également une forte impression.

Le titre nous propose un crescendo très bien mené, dégage pas mal de bonnes vibration, nous laisse dans l’expectative quant à un univers riche, dense et surtout varié. Nous espérons avoir la chance d’en découvrir plus sur ce groupe qui possède déjà ce petit truc qui fait la différence et qui retient grandement notre attention. À suivre !

SIN ROSS

C’est un groupe que nous suivons depuis un moment et qui nous annonce, pour le 19 février, un EP dont nous pouvons affirmer qu’il nous fait saliver. Avec ce nouvel extrait, Wild Roses, le groupe nous embarque dans son univers de façon totalement convaincante, aidé en cela par un clip en noir et blanc intrigant.

Musicalement, le mélange pop/trip-hop (par les légers apports électro, discrets mais bien présents) fonctionne à plein régime, amplifié par un travail sur la voix qui se démultiplie, s’entrelace, pour devenir un véritable instrument de musique. L’ambiance qui règne sur ce morceau nous hante, comme le personnage masculin du clip. Même le morceau achevé, Wild roses s’accroche à nous, à notre cou, sans que nous puissions rien y faire.

FANTOMES

Pop et pop culture sont au rendez-vous du nouveau titre de Fantomes, Parker Lewis, annonçant le futur album du groupe, It’s ok, qui sortira le 26 février prochain. Référence à la pop culture (le titre du morceau évoquant la série télé des nineties Parker Lewis ne perd jamais, le clip évoquant les génériques de la franchise James Bond), le groupe produit une pop intelligente, aussi dansante et addictive qu’une bonne grenadine des familles.

Le talent du groupe repose sur un côté spontané qui fait des étincelles. Tout ici paraît tellement simple, tellement évident, c’est catchy, ça reste en tête, ça met de bonne humeur et tout ça sans nous prendre pour des cons. C’est juste simplement bien fait, et c’est tout ce qu’on demande à un groupe de pop. Ici, nous sommes en présence du meilleur du genre.

TH DA FREAK / LES CAPSULES.

Faut-il vous dire tout le bien que nous pensons de Th Da Freak ? Non, on ne croit pas. Ce groupe réussit, avec brio, à nous ramener 30 ans en arrière, au début des années 90 avec son rock slacker plus vrai que nature. Filmé ici par Les capsules, dont les vidéos live sont toujours superbement mises en valeur par une scénographie simple mais efficace, par une image à l’esthétique soignée (c’est un euphémisme), Th Da Freak séduit par ses mélodies et le plaisir évident qu’elles dégagent à qui a les oreilles exemptes de toute pollution sonore. Bref, c’est du bon, du bon et du bon (d’ailleurs on vous en reparle très prochainement avec leur “entre album” Th Da freak & friends)

 

SACROPOLIS

En provenance de Francfort, Sacropolis propose une pop lumineuse, excellent remède à la morosité ambiante avec The sinner. Ce morceau pop par excellence saura vous mettre en joie à l’annonce du weekend, ou pour repousser la grisaille d’un lundi matin (par exemple). Quoi qu’il en soit, hermétiques à la pop ou non, The sinner possède cette faculté de nous entrainer dans un univers fait de légèreté, de gaieté, sans forcer, sans sombrer non plus dans la facilité, même si l’équilibre peut paraître un peu casse-gueule et que le groupe pourrait sombrer dans le côté mainstream sans crier gare. Reste que ce titre est entraînant, qu’il tombe peut-être à un moment où nous avons besoin de cette énergie positive qui se dégage du morceau.

Alors, on ne boude pas notre plaisir, et on adhère au propos de Sacropolis.

TRAFALGAR

Trafalgar est un artiste lyonnais ayant sorti un EP, Paressence, le 15 décembre dernier. Enfer en est extrait et nous fait une douce impression. Ce titre pop, chanson d’amour, dégage une sensibilité dans son écriture, dans sa musique également. L’ensemble ressort de peu de choses, de l’impulsion de la voix, d’une production enveloppante, d’un texte qui ne sombre pas dans la niaiserie (et c’est très facile quand on chante l’amour d’opter pour la facilité, ce qui assurément n’est pas le cas ici) et d’un caractère exalté contenu.

On vous reparle dans peu de temps de l’EP. En attendant, un peu de douceur, ça fait toujours du bien.

SQUID feat Martha Skye Murphy

On va a déjà dit qu’on adore ce groupe ? Que ce groupe il déchire tout ? Que sa recherche semble le conduire vers des sommets encore jamais atteints ? Narrator en est une brillante démonstration. Quel son ! Quelle intensité ! Quelles sensations il dégage ! Quel malaise aussi ! Si Squid est punk, il l’est comme aucun autre auparavant, osant les morceaux à rallonge qui vienne tripatouiller dans vos entrailles, qui vient remuer la merde, tout en étant capable de soudainement vous caresser dans le sens du poil et de vous réconforter en un clin d’oeil.

Ca y est, leur premier album arrive. Inutile de vous dire que nous n’avons qu’une hâte, l’écouter, encore et encore, jusqu’au vertige ! Il s’appelle Bright green field et il sort le 7 mai. Une date a entourer en rouge sur le calendrier. Mais rassurez-vous, on sera là pour vous le rappeler tant ce groupe est, pour nous, le plus excitant du moment ! Quoi ? On en fait des tonnes ? Ben, quand on aime, on ne compte pas…

MOÏSE TURIZER

Pas mal excitant aussi ce Modern Light, extrait de l’EP à paraître aujourd’hui même. Pas impossible qu’on vous en reparle très vite tant Modern light nous fait forte impression. On aime l’esthétique globale de l’objet, son et vidéo (cette dernière ayant été réalisée avec 2 francs six sous, expression de vieux). Il faut dire que le groupe pioche du côté de la cold wave, période Joy Divison, en la ré-étalonnant à la sauce XXIé siècle. Le côté froid initial est ici réchauffé par la rythmique incandescente du refrain, ce qui s’avère particulièrement redoutable.

Bref, pas impossible qu’on vous reparle de l’EP très vite, surtout s’il est du même tonneau !

KORIN F.

On avait adoré, et le mot n’est pas trop fort, leur précédent EP CD de voiture (que nous avions chroniqué). Le groupe annonce un album, leur premier, L’arbre exponentiel, dont Bye Bye Baby Lou est extrait. Et que dire de plus si ce n’est qu’on adore toujours. Oui, il y a beaucoup de groupes qu’on adore dans cette playlist, dans des styles différents, et dans la catégorie électro pop, Korin F. remporte la palme d’or. Avec un côté dansant, un tact dans l’écriture qui fait toute la différence, puisqu’il intègre au fun un petit côté mélancolique/doux qui pimente la chose. La composition de ce nouveau titre est irréprochable, tout comme les sonorités de claviers, rétro-futuriste complètement de saison.

Bon ben…on adore quoi.

Eliott Jane.

Là, on avoue qu’on s’est posé la question. On met, on met pas ? Et puis on s’est dit que oui. Parce qu’il y a un truc qu’on aime, qui se situe au niveau de la sincérité qui émane des paroles. Comment expliquer cela. Il y a une forme de vérité, brutale qui ne ment pas et qui nous percute de plein fouet. Musicalement, c’est un amalgame de pas mal de choses, club, spoken world, un côté variété, et surtout un côté punk, tendance disco, qui ne nous laisse pas totalement indifférents.

Alors nous plaçons Eliott Jane. Parce que, plus on écoute, plus on trouve ça bon, efficace, et toujours dans la bonne tonalité, celle qui vient des tripes.

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