[ INTERVIEW ] STEFF S., au service de la sensualité

Découvrez l’interview de Steff S., notre autrice de romance érotique du mois de mai.

Nous vous dévoilons une première partie de l’interview que nous avons menée avec Steff S., autrice de romance érotique qui nous accompagne durant tout le mois de mai. Ces premières questions, d’ordre général, vous donneront un aperçu de la personnalité dynamique et sympathique de cette femme qui désire exalter les sens des ces lecteurs (ou plutôt lectrice car ce type de lecture est encore majoritairement féminine) et qui y parvient avec un talent certain. Voici ses réponses aux premières questions de l’interview !

L’interview

Litzic : comment vas-tu ?

Steff S. : Très bien merci, j’espère que vous aussi. Malgré le confinement, j’ai mille projets, et justement, ne pas être distraite par des sorties me permet de me concentrer dessus. Je ne dis pas que tout est simple tous les jours, mais dans l’ensemble, ce n’est pas si terrible.

L : Quels sont tes premiers souvenirs de lecture ?

Steff S. : Vous allez rire ! J’ai lu très jeune, dès mes six ans, je lisais couramment tout ce qui me passait sous la main. Et c’était le magazine de ma mère « Nous Deux ». En fait, je n’ai aucun souvenir de lecture d’enfant, pourtant ma mère nous lisait des histoires. Elle en racontait beaucoup aussi.

L : Te souviens-tu de ce qu’ils ont provoqué chez toi ?

Steff S. : Certainement le goût du savoir. L’envie de lire est venue naturellement. Je crois que c’est inné chez certaines personnes, pour d’autres, il faut un déclic.

L : Quelles sont, par la suite, alors que tu étais adolescente puis adulte, les œuvres qui t’ont marqué, qui t’ont nourrie ?

Steff S. : Ah ! Je lisais, bien entendu, les livres imposés par les professeurs. Mon problème était que je les lisais si vite que lorsqu’on arrivait aux questions, parfois, je ne me souvenais plus des détails. Sinon, je lisais beaucoup de policier. Plus tard, dans l’adolescence proche de l’âge adulte, mes lectures étaient axées sur la romance (comment se fait-il dont ?) et sur les histoires de mœurs. Ma bibliothèque était pleine des collections Harlequin et Brigade mondaine. D’ailleurs, j’en relis de temps en temps, certainement par nostalgie.

L : Quel ouvrage t’a profondément marqué et guidé ? Quel auteur reste pour toi “un incontournable”?

Steff S. : Eh bien, il y a une lecture qui m’a marquée lors de mes années de collègue : À l’ouest, rien de nouveau. C’est le premier livre qui m’a fait pleurer. On ne peut pas dire qu’il m’ait guidé, mais marqué, oui. Je ne suis pas du genre à être fan inconditionnelle de quelqu’un ou de quelque chose. Je suis quelqu’un de pondérée qui pense que l’excès fait plus de mal que de bien. Alors, non, je ne citerai aucun auteur incontournable.

“Ma bibliothèque était pleine des collections Harlequin et Brigade mondaine. D’ailleurs, j’en relis de temps en temps, certainement par nostalgie.”

L : Quels sont les auteurs ou auteures qui t’ont accompagné durant toute ta vie ? Pourquoi ?

Steff S. : Comme dit plus haut, la vénération des auteurs n’est pas pour moi. Toutefois, j’ai beaucoup lu Mary Higgins Clark, Guillaume Musso, Mark Levy et Dona Leon. Donc, ne parlons pas d’auteurs en particulier, mais de genre. Et le genre qui m’a accompagné durant ma vie entière est la romance, dans tous les styles, mais j’ai une préférence pour la romance érotique et la romance à suspense.

L : Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ? Était-ce une envie profondément ancrée en toi ou t’est-ce arrivé “par hasard”?

Steff S. : Comme tous les auteurs, j’ai toujours gribouillé. En sixième, j’avais écrit un roman que ma prof de français avait corrigé. Et ensuite, j’écrivais beaucoup pour les enfants autour de moi. Ma cousine, mes neveux et nièces et ma fille, évidemment. Mais écrire pour être éditée ne m’a jamais traversé l’esprit jusqu’à ce que je rencontre une auteure lors d’une formation pour adultes. C’était en 2013. Ce n’était pas mon objectif, juste un rêve. Elle m’a encouragée à essayer. Comme je suis persévérante – d’autres diront têtue – j’ai décidé de relever le challenge, puis de m’arrêter lorsqu’un texte serait édité. Mais l’écriture m’a piquée, et voilà ! Sept ans plus tard, j’ai à mon actif une bibliographie bien étoffée.

L : Tu écris des romans érotiques. Quand as-tu découvert ce type de littérature ? Est-ce que tes premiers écrits te prédestinaient à devenir auteure (ou autrice, dis-moi le mot qui te convient le mot. Pour ma part j’utilise relativement souvent autrice, mais je m’adapte) pour adulte ?

Steff S. : Je préfère auteure, mais… quelle importance !
Du coup, ma réponse se trouve dans les questions précédentes. Oups !
J’ai découvert la romance érotique au fur et à mesure de mes lectures romantiques. Les petits bisous se sont transformés en étreintes brûlantes, et cela m’a emportée dans un autre monde. On croit toutes au prince charmant lorsque l’on est enfant, en grandissant, j’imaginais le mien me transir de frissons de désir.
Mes premiers écrits me prédestinaient-ils à devenir auteure ? Je pense sincèrement qu’en chacun de nous il y a un auteur. On écrit chaque jour une page de notre vie. On s’invente tous des destins, ce que nous appelons rêves, devient chez celui ou celle qui cela couche sur du papier un rêve qui se concrétise. C’est à mon sens la différence entre les écrivains et le reste du monde. Quant à savoir si l’on est prédestiné à l’être ou non… Cela relève plus de l’envie profonde de partager quelque chose avec un public. Et aussi d’une part d’égocentrisme. Les artistes en général sont plus ou moins orgueilleux. Le terme s’entend au sens positif. On peut être orgueilleux sans être prétentieux.

L : Certains confondent l’auteure avec ses personnages/oeuvres. J’imagine que ça t’est souvent arrivé et que,potentiellement, ça a pu être plutôt gênant?

Steff S. : Excusez-moi, laissez-moi rire un moment avant de répondre !
En réalité, cela arrive constamment. Souvent les gens demandent si c’est du vécu. Alors, je me lève, je leur demande à mon tour de bien me regarder. Vient ensuite la chute – le plus drôle. Voilà ma question : pensez-vous que j’ai le physique pour ce genre de galipettes ? Et je pioche une scène où mes personnages exécutent des positions improbables pour une personne constituée normalement.
Une fois que ceci ne fait plus débat, je leur pose une ultime question : Stephen King (ou un autre auteur de thrillers/horreur) a-t-il essayé tout ce qu’il décrit dans ses livres ?
Et voilà, le chapitre est clos, nous pouvons nous concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire, quel titre vont-ils préférer ?
En revanche, cet intermède ne me gêne pas du tout, au contraire, j’adore les mettre au pied du mur. C’est mon petit côté joueuse *sourire*.

L :Hormis la littérature, quelle forme d’art aurais-tu ou peux-tu pratiquer en parallèle ? Si tu n’avais pas écrit, te serais-tu tournée vers cet autre art ?

Steff S. : En fait, je suis comédienne depuis… non, n’essayez pas de savoir. Ça fait très longtemps. J’ai commencé au collège avec un atelier, comme bon nombre d’entre nous, mais ce que j’ai ressenti sur scène m’a complètement changée. J’ai donc ensuite pris des cours dans une école réputée de la région. Comme j’étais plutôt jeune, je n’ai pas eu le courage de partir seule à l’aventure à Paris. Alors, je suis restée à Clermont-Ferrand et ai joué dans divers spectacles tantôt professionnels, tantôt amateurs. Mon dernier emploi salarié consistait à donner des cours de théâtre et à organiser un festival d’art.
Je retourne ta question dans l’autre sens puisque le théâtre a été mon premier amour, et il est encore. Ne pas jouer, c’est m’emprisonner.
À travers mes écrits, je retrouve les sensations de la scène. Mais là, j’incarne tous les personnages à la fois. La schizophrénie me guette *rire*

L : Si tu ne devais en citer qu’un dans chaque catégorie :

Steff S. :
– un livre : Le Petit Prince. C’est le seul livre que je relis. C’est un texte qu’on ne peut pas cataloguer pour enfant ou adulte, il s’adresse à tous.

– un disque : aïe ! Le coureur de Jean-Jacques Goldman. C’est une chanson peu connue, mais elle me touche.

– un film : Ah ! Dirty dancing. Quelle belle histoire d’amour…

– une œuvre d’art ou un artiste : Une œuvre, j’adore « Le radeau de la méduse » lorsque je vais au Louvre, je reste… médusée devant. Sinon, j’aime beaucoup Klimt.

Steff S. interview

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Lire la chronique de Encore !

Notes bibliographiques : Voici les références de quelques ouvrages de Steff S.

Chez Libertine Editions
Encore !
Number One.

Chez Evidence Editions
– Réveillez vos sens au Montcristal
– Réveillez votre sixième sens au Montcristal
– Brûlez vos sens au Montcristal

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