MERRYN JEANN Son album en vidéo

merry jeann chroniqueVidéo de l’album éponyme de Merryn Jeann

Nous avions déjà parlé de Merryn Jeann avec son titre Canopy. Ce titre, échappé de son court album éponyme, nous avait ébranlés dans nos certitudes. Nous découvrons aujourd’hui son album en intégralité dans une vidéo ou l’intime se confronte à l’universel. Divin.

Musique et vidéo.

Merryn Jeann nous propose donc une plongée dans son univers intime autant par le biais de sa musique que par celui d’images captées en super 8. Le grain de l’image ne contrarie jamais celui de sa voix, au contraire, il lui permet de s’épanouir avec une délicatesse absolument bouleversante.

La chanteuse se met littéralement à nu, et cela nous porte au bord des larmes. Sa voix, expressive, vide de tout appareillage nocif, pénètre en nos corps et nos cœurs. Là, elle touche directement le siège de nos émotions, nous émeut à l’infini.

Sans artifices.

Il n’y a dans ce disque aucune barrière entre Merryn Jeann et nous. Elle nous parle doucement au creux de l’oreille, nous rassure sur nos peurs les plus profondes, sur ce chagrin dont nous ne pensions pas pouvoir guérir un jour. Sans doute parce que la mélancolie que portent sa voix et son souffle fragile nous murmure que non, nous ne sommes pas les seuls à ressentir cet état de détresse.

Pourtant, il n’y a là rien de plombant. Nous pensons, nous qui ne sommes pourtant pas avares de superlatif, que Merryn Jeann produit une musique directement issue de son âme, de la nôtre aussi, même si nous ne savons pas par quelle magie elle arrive si bien à nous émouvoir.

22’06”

Son album ne dure que 22 minutes et 6 secondes, et pourtant il nous semble durer depuis toujours. Son minimalisme le porte sur un fil ténu entre respiration et abyssale émotion. Arpèges légers, voix douce, production adéquate, rien ne bascule dans le cliché, dans le trop ou le trop peu.

Nous sommes en présence d’un chef-d’œuvre, osons le mot. Un chef-d’œuvre de finesse et de raffinement. Merryn Jeann nous offre là un précieux cadeau qu’il convient de garder précieusement à côté de tout ce qui a de l’importance.

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On pense à Yvonne La Nuit

Comments (1)

  • TRAMONTANA Souffler un vent sixties sur nos platines - LITZIC

    […] On pense aussi à Merryn Jeann […]

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