[UN AN AVEC ] FULL MOON LITTLE HOUSE, OFF

Off, troisième titre de Full Moon Little House.

Faut-il rappeler le challenge que s’est imposé Full Moon Little House pour les 9 prochains mois ? Le projet est de publier, pendant un an, chaque mois, un nouveau titre. Off, qui est le troisième d’entre eux, arrive juste après Black Mirror, en s’en éloignant ostensiblement. La patte détectée sur les deux premiers morceaux (June et le précédemment nommé Black Mirror) est ici développée dans un registre un peu différent. Certes, nous y retrouvons des éléments communs, puisque la personne derrière le projet est la même aux commandes sur ce Off surprenant.

Néanmoins un traitement différent apporte sa pierre à l’édifice sonore ici dévoilé. Là où les deux précédents titres étaient orientés dans une direction avoisinant le post rock, avec de longues parties éthérées, Full moon little house se recentre ici, du moins dans la première partie du morceau, sur une pop indé n’étant pas sans nous rappeler Radiohead (base acoustique à la guitare, voix évoquant celle de Thom Yorke, choeurs à la Ed O’Brien…)

 

Une mélancolie plus lumineuse.

Si Black mirror avait tendance à explorer la face sombre de l’isolement et de la solitude, portant en lui un spleen profond, Off lorgne la lumière avec une grâce évidente. Les choeurs rendent en effet le morceau plus léger, aérien. Le travail est ici superbement mis en exergue par un travail riche sur les sonorités. Jusqu’à ce que…

Une trompette (Seb Eres) retentit. Elle aussi aérienne, elle ne laisse pourtant pas présager de la suite des événements, et une rechute dans la mélancolie, ou du moins dans une certaine noirceur, amplifié par une guitare se faisant ici électrique. Des arrangements légèrement « électroniques » amplifient la sensation de chute dans le terrier du lapin d’Alice, comme un réveil après un mauvais rêve. Ou comme si tout se mettait sur pause, en off. Le sentiment se fait, sur cette dernière et relativement brève partie, plus sanguin, plus virulent aussi, comme s’il ouvrait la voie vers une autre facette de la psyché de l’auteur, plus mordante, plus perturbée peut-être.

La personnalité profonde de Full moon little house s’exprime pleinement sur cette partie plus”orageuse” d’Off . Si des éléments nous démontrent paradoxalement d’autres aspects de son écriture et de ses inspirations, le fil rouge de son identité est maintenue par le soin apporté aux traitements sonores : voix reconnaissables, son chaud et enveloppant, mix de très haute volée (il est épaulé pour ce faire de Lolo Gurrey au mixage) pour ce qui reste, nous le rappelons, une maquette (ce qui devrait avoir de quoi rendre vert de jalousie certains groupes).

Dès lors, la suite s’annonce réjouissante et devrait, à ce que nous savons, explorer d’autres territoires musicaux. On vous en redit plus dans peu de temps.

full moon little house off

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