FULL MOON LITTLE HOUSE, Gaia + interview June phase 1

full moon little house june gaiaNouveau titre + interview de Kévin Navizet.

Une fois n’est pas coutume, nous laissons Kévin Navizet s’exprimer sur son groupe (eh oui, spoiler, le groupe est désormais constitué) Full Moon Little House. Double actu puisque son nouveau titre, Gaia, est sorti ce week-end. C’est donc un article double que nous vous proposons puisque nous vous révélons le morceau et l’interview !

Gaia.

Tout commence comme une valse. Trois temps, danse, légèreté, le morceau séduit instantanément par la pureté de son arpège. Pas de paroles, juste un petit passage de vocalises, pour nous embarquer dans un univers onirique mis en valeur par la danse de méduses psychédéliques. La musique envahit nos membres, s’inscrit à la pyrogravure dans notre matière grise, déclenche une réaction en chaîne de nos synapses tandis que l’électricité du morceau se fait plus dense.

Petit à petit, une poussée tellurique gagne du terrain, meuble les zones laissées vacantes du morceau. Gaia gagne en présence, l’image tremble, la batterie appuie, martèle un propos que nous devinons plus grave, plus dramatique. Explosion. Le titre décolle et les méduses semblent quitter l’océan pour rejoindre les cieux. Schizophrénique, la batterie titube, bouscule les convenances, semble prise d’épilepsie. La guitare pleure, crie, une dualité douceur/douleur s’exprime même si l’ensemble reste nimbé d’un sentiment optimiste.

Accalmie. Retour à une normalité. Apaisée… Le titre s’évanouit, comme il était venu, en douceur. Mais… Tout s’arrête-t-il là ? N’est-ce pas juste une introduction à quelque chose de plus vaste ? L’avenir nous le dira. Gaia possède une présence folle, le potentiel dévastateur des morceaux qui, en live, peuvent prendre le temps de s’étirer, presque indéfiniment, pour électriser, pour charmer le public, le porter à ébullition avant l’explosion libératrice. Il nous tarde de voir tout cela sur scène, assurément !

L’interview !

Litzic : Salut Kévin ! Comment ça va ?

Kévin Navizet : Nickel !

L : Ca y est, June phase un est sorti il y a quelques jours, ça a l’air de bien fonctionner ? Tu as un petit retour sur le nombre d’écoutes que la sortie à générée ?

Kévin Navizet : La sortie de June a bien fonctionné malgré les délais serrés entre la compo, la réalisation et la promo. Je me suis décidé un peu à la dernière minute pour sortir la première phase mais j’ai bien fait ! Je n’ai pas encore beaucoup d’écoutes sur l’EP en particulier mais plus sur l’ensemble des productions depuis septembre (clips vidéos sur youtube). J’ai remarqué qu’il y a toujours un petit décalage entre une sortie et les retombées médiatique. Un média que j’ai contacté en octobre dernier vient de me solliciter pour écrire un mot sur Black Mirror… le projet est encore jeune et avec le temps ça va se développer.

L : Tu as pas mal de retours positifs à ce que je vois ? Rolling stones entre autres, et tu as intégré pas mal de playlist un peu partout !

Kévin Navizet : Oui, j’ai eu pas mal de retours positifs sur mes compos et sur mon univers en général. Les clips videos marchent particulièrement bien, ça donne une seconde lecture à la musique et ça lie mes deux passions : la musique et les arts visuels.
Je commence à être suivi par les médias pro et je sens aussi qu’un début d’entourage émerge.
On me contacte régulièrement pour m’encourager et me féliciter. Je suis heureux de savoir que des personnes que je ne connais pas soient dans l’attente de chacune de mes sorties.

L : Pensais-tu que ta musique prendrait de cette ampleur ?

Kévin Navizet : Oui et non
Oui car je mets mon coeur dans les compos tout en ne laissant rien au hasard au niveau de la production et de la com. Non car je ne pensais pas avoir autant de retours : j’étais étonné !

L : Raconte un peu aux lecteurs de litzic quel a été le point de départ de tout ça et vers où cela te conduit-il aujourd’hui ?

Kévin Navizet : Je pense que le point de départ était le besoin d’une indépendance musicale et un challenge personnel. Le besoin de m’exprimer sans contrainte aussi. Le fait de tout maîtriser de A à Z (compo, enregistrement, com, promo) est jouissif et je me sens épanoui dans ce mode de fonctionnement. Finalement ma seule limite c’est moi-même et le temps. J’aime mon autonomie mais je suis toujours à l’écoute des retours positifs et négatifs pour m’améliorer.

“L’équipe est déjà complète !”

L : Tu as commencé à recruter pour que ton groupe prenne forme. Où en es-tu à ce niveau ? Peux-tu nous parler un peu de ces différents musiciens et ce qui a fait pencher la balance vers eux plutôt que vers d’autres ?

Kévin Navizet : Eh bien.. l’équipe est déjà complète ! Certains musiciens commencent à bosser sur les compos à distance. C’est assez excitant de se projeter sur du live et j’ai hâte de voir ce que l’apport de plusieurs cerveaux peut donner…

Le premier à faire parti de la team est Damien Bonhomme (compositeur et musicien du groupe Ray mond ). C’est un ami de longue date en qui j’ai confiance, qui va être un pilier dans FMLH. C’est aussi un très bon guitariste chanteur et compositeur, son regard et son expérience va apporter un plus c’est certain.

À la batterie, j’ai contacté Jules Brunet, un multi-instrumentiste talentueux avec qui j’ai déjà joué.
J’ai rarement joué avec un musicien aussi polyvalent. Il a du feeling et il est créatif. À la batterie il sait être fin comme brut et il peut proposer des rythmiques bien barrées. J’adore son jeu à la caisse claire.

Au clavier / synthé j’ai fait la rencontre de Steph. Il a une formation initiale au piano classique avant d’être guitariste chanteur dans un groupe de rock / noise. Je ne le connais pas beaucoup mais on sent que c’est un gars fiable, bosseur et cool. Il va avoir un rôle primordial et pas évident car il va retranscrire toutes les petites subtilités des compos.

À la basse, Yann Olivier s’est proposé pour assurer le poste. Je le connais de loin via les réseaux sociaux. C’est le Guitariste et chanteur du groupe Thomas Howard Memorial. Ils ont entre autres réalisé le magnifique Live at guerledan, captation live réalisée dans le décor post apocalyptique d’un barrage asséché. Il était aussi batteur dans the craftmen club. Il est comme Jules multi instrumentiste et a beaucoup d’expérience. On va apprendre à se connaître.

L : Et question label, est-ce que tu as des pistes, des touches ?

Kévin Navizet : J’ai eu une touche mais il n’y a pas eu de suite pour le moment.. affaire à suivre !

” j’ai pleins de projets en tête et j’espère encore vous surprendre.”

L : Tu t’apprêtes à sortir ton nouveau morceau Gaia (le morceau est sorti durant le week-end de Pâques, ndlr), que j’ai eu la chance d’écouter en avant-première. Ça faisait un moment qu’il trainait dans tes cartons ? Es-tu content de la tournure qu’il prend ?

Kévin Navizet : Ce morceau date de 2016. À l’époque j’avais enregistré une maquette et je souhaitais la proposer dans mon précédent projet « Pacific Princess » mais cela ne s’est finalement pas fait. J’avais déjà réalisé un clip et je sentais que GAIA avait du potentiel c’était donc l’occasion de le pousser dans ses retranchements tant musicalement que visuellement . C’est chose faite et je suis particulièrement content du rendu final que vous allez découvrir.

L : C’est un morceau taillé pour le live ! Comment comptes-tu bosser avec les musiciens qui vont se greffer au projet avec les mesures sanitaires qui risquent de se renforcer ?

Kévin Navizet : Gaia est pour le moment, le morceau le plus complexe à retranscrire en live. Techniquement il n’est pas compliqué mais il va demander une osmose et du feeling car la structure n’est pas standard, c’est un morceau post rock avec du relief. Pour l’ensemble du set à venir on va pour le moment bosser à distance, je vais échanger avec chaque musicien et on va faire des groupes de travail en fonction des besoins. Si la situation sanitaire le permet on commencera les répétitions dès que possible.

L : Jouer sur scène te manque ?

Kévin Navizet : Tellement… c’est presque vital  !

L : Tu as un mot à dire pour faire ta promo (ou autre) ?

Kévin Navizet : Merci de m’accorder autant de temps Litzic, j’ai pleins de projets en tête et j’espère encore vous surprendre.

L : Merci d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions.

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