[PLAYLIST] Extraa et Bonnie Banane (et des trucs bien entre)

Nouvelle sélection de titres tout frais tout chauds ! Avec, entre autre, Extraa, Bonnie Banane et Old school funky family.

Comme chaque vendredi, célébrons la musique avec quelques titres récents. On commence avec Extraa qui nous revient avec un tout nouveau clip, Anymore, puis nous poursuivons avec Old school funky family, Bonnie Banane, Cabrita, InHibit, Lachinos, Albertine Sarges, Clock stretcher et Kosko.

EXTRAA, Anymore

Retrouvez le nouveau clip d’un groupe que nous aimons beaucoup par chez nous. En effet, Extraa nous avait séduit avec Baked, son premier album. Anymore en est extrait et est habillé d’un clip en forme de clin d’oeil décalé aux émissions de variétés des années 80 (ouais vous savez Champs Elysées, présenté par l’immortel Michel Drucker, ou Sacré Soirée présenté par Jean-Pierre Foucault), émissions où le playback, souvent (euphémisme) mauvais, était de rigueur.

Le décor est planté. Même si, pour le coup, Extraa évoque toujours plus les années 60 que les années 80 dans sa musique. Dans ce titre, retrouver la délicatesse musicale du groupe (qui s’exprime ici en anglais) pour une pop song efficace en diable, évoquant musicalement pour nous les bords de la Tamise et une rencontre amoureuse, romantique. Une belle basse (une constante sur le disque), une voix parfaite (deuxième constante) et un tapis de cordes sur une base rythmique sensuelle donnent à ce titre un air de classique instantané.

Vous pouvez toujours acquérir l’album. C’est même nécessaire étant donné que le groupe n’a malheureusement pas pu le défendre sur scène comme il se doit à cause de vous savez quoi.

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OLD SCHOOL FUNKY FAMILY, Kampala

Nous avions déjà évoqué le travail d’Old school funky family précédemment dans nos colonnes. Les revoici pour un nouveau titre, Kampala, extrait du quatrième album de la famille, Tonus (sortie prévue le 06/11 Poumons Productions / Take It Easy Agency).
Du tonus, le groupe en a à revendre. Ça tombe à merveille puisqu’il nous l’offre avec une générosité pleine de groove et de sonorités vintages qui font du bien. Que dire si ce n’est que ce titre est une nouvelle fois une invitation à la danse, à la fête (solo, parce que rappelez vous que nous n’avons plus le droit dès demain 0h00).
Alors faisons donc un doigt aux ordres ridicules et rejoignons la Old school funky family dans cette déambulation funky réjouissante en diable. C’est absolument imparable et ça donne une énergie incroyable, repousse la sinistrose et donne envie que tout soit de nouveau comme avant (à quelques détails près quand même).Old school funky family

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Bonnie Banane, Limites

Voilà un titre qui revient de façon originale et percutante sur les violences faites aux femmes. Il y a une cohésion entre le propos et la musique. Il y a d’abord une espèce d’incompréhension entre le « non » dit et le « non » perçu comme un « oui ». Bonnie Banane a écrit ce titre suite au viol d’une amie à elle. Il a pour but de fixer, une fois encore, les limites (d’où son nom). C’est donc un titre en forme de coup de poing que délivre la chanteuse dont la musique flirte avec une électro minimaliste avant-gardiste, sur laquelle elle pose une voix tour à tour blasée et en forme de punchlines hiphop (avec un soupçon rnb).

Si certains hommes n’ont pas encore compris, on ne peut plus rien pour eux.

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Si vous aimez Bonnie Banane, rendez-vous en bas d’article avec un titre en bonus !

Lachinos, Hang Tuah

Du soleil encore, de la fête aussi (même si nous sentons une pointe de mélancolie survenir à quelques reprises). Inspiré des cumbias de Noël colombiennes (le groupe a un peu d’avance sur le calendrier), Lachinos nous présente Hang Tuah, titre world à l’esprit décalé, faisant mouche instantanément. Nous ne sommes pas des férus de musique du monde, mais ce titre nous parle étrangement, sans doute par son côté exotique, mais aussi, et surtout, par sa musicalité reposant finalement sur peu de chose.
Une rythmique percussive, un peu de flûte, des mélodies inédites, des lignes de chant mouvantes, bref, on accroche de façon totale. Et comme le clip est bien fait, on ne peut que valider à 100 % ce projet dont l’album America Lachina sort le 28 octobre prochain sur Goutte d’or Records.

Enfin, pour être totalement complet, voici ce que raconte Hang tuah : ce nouveau titre nous invite dans le village de El Topacio afin de vivre l’affrontement entre les membres du groupe et une bandes de pirates autour d’une partie de “Tejo”, sport ancestral dont le but et d’atteindre un tube entouré d’explosifs. Voilà, vous savez tout !

Albertine Sarges, Free today

Pop novatrice, post disco, punk à paillettes ? Impossible à dire clairement, mais ovni musical, sans aucun doute. Parfum seventies (en partie à cause de la flûte, on ne va pas se mentir), le titre reste cependant ancré dans des sonorités très actuelles, évoquant dans ces guitares un peu de ce qui fait le sel de Squid (donc post punk). Mais il souffle aussi sur Free today un vent de liberté, celui d’une artiste qui va exactement là où elle le désire.

Nous trouvons dans la musique d’Albertine Sarges un peu de l’esprit qui peut souffler dans un autre album que nous aimons beaucoup, celui de BBCC. Il y a, sur Free today, une base groovy nous invitant à la danse, mais une danse sous tension qui ne demande qu’à exploser (ce qu’elle fait « relativement »), nous laissant dans une expectative réjouissante. Pour le reste, nous en demandons… encore !!

Le titre ouvre l’album The sticky fingers (oui comme celui des Stones, mais avec the devant) qui paraîtra fin novembre.

InHibit, Quest

Voilà un titre bien chelou comme on aime. Une entame, enfin des sonorités, à la « Alors on danse » de Stromae, avant que le titre bascule dans un esprit pop, guitare folk acoustique en avant sur le couplet. Celle-ci est remplacée par une attaque rock sur les refrains, cette fois de manière électrique. La tension monte petit à petit, oppression augmentée par le clip de Quest qui nous met relativement mal à l’aise car, nous pouvons l’avouer, la différence d’un visage nous attire et nous repousse tout à la fois.

Cette dualité du personnage, masqué, démontre s’il en fallait qu’il ne faut pas se fier à la première impression. Car, dans le cas présent, quand tombent les masques, la réalité surgit parfois de façon brutale. Mais encore une fois, il y a ambivalence (l’habit fait-il le moine ? La beauté n’est-elle pas intérieure?). Très bien mise en lumière par la musique, cette ambivalence ne cesse de nous interroger. Mais n’est-ce finalement pas là le but ?

Clock Stretcher, Walking on Shell

Avouez, vous avez remarqué quelques similitudes (dans l’esprit) avec certains groupes anglais ? Genre Alt J, Radiohead, Coldplay ? Oui, il y a un peu de ça dans Clock Stretcher, mais dans le cas présent, le groupe est Français. Pop rock planante, instaurant une ambiance de plénitude, la fin du titre s’émancipe de cette atmosphère pour nous délivrer une petite secousse plus rock, comme pour ponctuer son propos d’un soupçon d’indignation.

Parce que le groupe, nous le sentons, ne comprend pas le pourquoi de cette société (comme nous d’ailleurs). Alors il la remet en perspective dans un clip se déroulant dans une friche abandonnée, dans une ambiance post apocalyptique qui ne sera sans doute, bientôt, plus de la science fiction. Mais notre chemin intérieur peut sans aucun doute nous être salvateur, ce que décrivent, en couleur, les paroles.
Walking on the shell est le premier clip de Clock Stretcher. C’est également le titre de leur premier EP.

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Kosko, Shell

Nous vous avons déjà parlé de Kosko, groupe Malouin qui sortira dans les prochaines semaines les différents chapitres de son nouvel EP visuel intitulé Let me come. L’électro rnb du groupe s’appuie sur la voix de Cloé. Derrière elle, une pop reposant sur des nappes de claviers et rythmiques low tempo finit de délimiter l’univers du groupe. Le propos de Shell, comme de l’EP qui le développera sur plusieurs sorties vidéos mensuelles, est celui d’une émancipation, d’une prise de conscience partant de l’introspection jusqu’à l’explosion du moi.

Il conviendra donc de suivre la progression de cette histoire dont le premier chapitre vient tout juste d’être dévoilé. Chaque titre sera proposé sur youtube et sera disponible sur les plateformes de streaming habituelles.

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Cabrita, Afronaut’s lament

Vous reprendrez bien un peu de soleil ? En provenance du Portugal, Cabrita nous transporte pourtant en terre africaine avec ce titre, Afronaut’s lament. En effet, il flotte ici une énergie afro beat certaine. Portée par des cuivres rutilants et une rythmique imparable, Cabrita met du soleil dans nos têtes et dans nos coeurs, notamment grâce à une production ronde et chaude.

Si l’acoustique est bien présente, quelques pointes électro (sans doutes jouées au clavier) donnent une assise moderne au titre. Ou plutôt une assise intemporelle, puisque nous sentons un respect aux maîtres du genre, baignée dans une envie de propager un peu partout de bonnes vibrations. Comme une bonne parole funk, jazz et rock. À découvrir quoi qu’il en soit !

BONUS.

Eh oui ! On retrouve Bonnie Banane. Déjà parce que son patronyme nous plait, mais surtout parce que sa musique nous parle. L’ambiance y est nettement moins virulente que sur Limites, plus pop, et montre une autre facette de l’artiste. Et ce qui nous frappe, c’est une nouvelle fois la ligne de chant, assez à part et originale. Mais ne blablatons pas trop, découvrez vite Flash.

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extraa baked a flower and a man

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