AXEL DEVAL Transgenèse

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crédits : jérôme Pellerin

Deuxième album pour Axel Deval. Intitulé Transgenèse (autoproduit), il nous propose une chanson française très pop aux orchestrations soignées, mais pas que.

Pop ou chanson française?

L’assise pop est en effet très présente, au travers d’arpèges de guitare folk, électriques quand il le faut, de notes de piano disséminées un peu partout, de cordes également. La paire basse/batterie s’implique elle aussi dans ce processus, sans effet superflus, sans être pour autant sacrifiée derrière les autres instruments. Si des noms comme celui des Beatles nous viennent naturellement en tête, c’est simplement parce qu’ Axel Deval joue la carte de l’élégance tranquille.

La voix est posée, agréable, même si un peu passe-partout. Si elle est calme, nous sentons pourtant, dans les envolées d’Axel Deval une puissance toute en retenue. Certes, il ne s’agit pas d’une voix de rockeur, mais dans cette essence pop, son équilibre est parfait. À noter la présence des voix féminines qui apportent des couleurs supplémentaires à cet album qui portant n’en manque pas.

Accrocheur ?

Nous accrochons à l’univers de l’auteur compositeur interprète de façon plutôt aisée. Les textes sont aussi soignés que peut l’être la musique. La nuance légère, la subtilité des thèmes abordés (Il est question de relations humaines, de quête de soi, d’amour), la tendresse qu’il déverse au long des onze titres de Transgenèse permet à l’album de décoller en douceur. Le côté chanson française l’emporte sur le côté pop, ce qui aurait pu nous rebuter, mais l’univers d’Axel deval ne perd jamais en qualié, ce qui nous entraîne à la fidélité.

L’aspect qui le démarque d’une chanson française souvent axée sur son petit nombril, est cette capacité à nous frapper de plein fouet de par la poésie qui transpire de chaque titre. Le chanteur ouvre sa musique sur une universalité salvatrice. Un titre comme Le soleil et la lune, morceau parlé qui nous électrise de façon inattendue avec sa très légère touche électronique, en est un excellent exemple. De même, Guerre civile nous bouscule par son approche plus viscérale, avec des extraits de discours prônant la réconciliation.

Un autoproduit de qualité

Les arrangements sur l’ensemble des titres sont extrêmement soignés (sans pour autant devenir cliniques), tout comme le mix global de l’album, chose que nous aurions pu redouter du fait que Transgenèse est autoproduit. Il n’a rien à envier à la concurrence et s’avère probablement meilleur que bien des albums produits par des majors.

La liberté de ton d’ Axel Deval permet à cet album de décoller en douceur, de déverser sa tendresse sur nous au fil des écoutes. Cet album nous fait penser, dans une certaine idée d’élégance, à l’un de ceux commis par The Divine comedy.

Transgenèse possède une classe racée, qu’ajouter à cela ?

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