LUNA BERETTA Le portrait

Écrire, toujours, sans cesse, un peu, beaucoup, de rien, de tout, comme ça vient et comme ça repart, sans se demander à qui ressembler, à qui plaire, qui égaler ou qui surpasser.

Parce que l’écriture fait partie d’elle, qu’elle l’habite et qu’il faut la laisser jaillir quand l’inspiration submerge tout. L’écriture prend alors la forme qui lui sied à cet instant précis. Elle peut prendre n’importe laquelle, comme l’eau s’adaptant au parcours qu’elle emprunte, choisis les recoins les plus inaccessibles de notre psyché pour nourrir son imagination.

Prolixe, celle-ci s’adapte, se contorsionne, s’articule autour d’une idée pour ne pas la lâcher. Des fois, c’est trash, des fois c’est poétique, des fois c’est bouleversant de vérité, de poésie, des fois c’est désespéré et d’autres pleins d’une force que rien ne peut contenir.

Tout cela, vous le découvrirez à petits pas durant ce mois d’octobre et à travers le texte qu’elle nous offre. Durant tout ce mois, elle aura carte blanche sur litzic.fr pour flinguer à tout va. Pourquoi flinguer ? Parce qu’elle porte le nom d’une arme à feu.

Luna Beretta nous fait le grand plaisir d’être notre auteure du mois et nous en sommes ravis.

Il faut savoir que Luna est une boulimique de l’écriture et qu’elle participe à de nombreux projets/fanzines, qu’elle publie parfois, seule ou en équipe. Les textes pleuvent, divers, électriques, éclectiques, sans cesse renouvelés du feu d’une passion qui ne s’arrête pas. Elle a écrit/écrit pour les revues (Dissonances, La Bateau, Remugles, Chambre pâle, Freeing our Bodies, Banzaï…), à publié un livre, Bazoocam, chez Les crocs électriques, à également édité deux recueils (un de nouvelles et l’autre en “poésie”/photos) en fanzine, a participé activement à deux collectifs “Bazoocam et Orifices” et “Dans la bouche d’une fille“. Enfin, elle édite les revues Violences et Gorezine (en co-édition avec Christophe Siébert pour cette dernière). Malgré cela, elle trouve aussi le temps de faire des lectures sur scène, accompagnée de musique, et de participer en tant qu’auteure du mois en ces lieux.

les thèmes qu’elle aborde sont variés, et, notamment dans les registres plus trash, plutôt associés à des plumes masculines dans la littérature contemporaine. Pourtant elle s’y frotte et ça fait du bien. Parce que nous sommes bousculés, chamboulés dans nos idées préconçues. Force nous est d’admettre que son écriture revêt un caractère singulier, une vision féminine jusqu’au bout des ongles.

Mais nous tâcherons de ne pas tout vous révéler dans ce portrait, afin que vous vous fassiez une idée de l’étendue de la prose de Luna, sans interférence aucune. C’est encore le meilleur moyen de l’appréhender, sans barrières ni idées toutes faites.

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