RUN SOFA Voyage en terre inconnue

run sofa the joy of missing outThe joy of missing out (EP 6 titres) sort le 24 avril chez Jaune Orange/PIAS

Accrochez-vous au sofa, ou n’importe où vous pouvez, parce que vous allez vous prendre une bonne petite torgnole avec The joy of missing out du duo Run Sofa.

Les deux cousins, basés à Charleroi, nous propose un son hybride aux confluents du hip-hop, du rock, de l’électro, du punk, tout cela dans un son brut qui laisse peu de répit aux oreilles. Âpre, rentre dedans, oui mais aussi musical par moments, avec des nappes de grattes qui pourrait se fondre dans un décor psychédélique.

La diction très marquée/haché du groupe provoque un sentiment d’urgence, de danger, surtout lorsqu’une boucle de gratte semblable au vrombissement d’une perceuse vient vous déchirer le tympan. Pas de concessions, pas de son policé, The joy of missing out est un cri d’alerte, un cri de vie, qui ne manque pas de nous remuer, à plus d’un titre.

Une musique aux aguets

Infra-basses, stridences électriques, spoken-world jusqu’au-boutiste, cri, dérapages, sirènes d’alarme, mélange des langues, rien n’est fait pour nous brosser dans le sens du poil. À nous de nous accrocher aux bouées de sauvetage que nous trouvons sur le chemin, sur un gimmick, une mélodie, un silence (ah non y en a pas de ça), bref où il est possible de se reposer.

Pourtant, expérimental, osant les paradoxes, l’EP 6 titres tient méchamment la route, violemment même et nous invite à une réflexion sur une musique urbaine en pleine mutation. Dans l’esprit, nous penserions facilement à The Prodigy dans cette « facilité » à créer une musique capable de mettre tout le monde d’accord. Effacer les frontières entre les genres tout en y propulsant une identité forte, voilà qui relève du génie.

Verdict

Run Sofa s’avère très enthousiasmant, plus qu’enthousiasmant. Nous dirons juste que leurs mélodies (ou ce qui s’en approche le plus tant le terme semble galvaudé par instants) déchirent nos tissus cérébraux pour se loger quelque part dans notre cortex, dans notre bulbe rachidien ou ailleurs dans notre cerveau pour ne jamais en ressortir.

Addictif autant que puissant. On en redemande !

Le FB du groupe est ICI

Comments (1)

  • Chronique du nouvel album d'Eiffel, Stupor Machine - LITZIC

    […] Du rock par ICI […]

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