FABRICE DÉCAMPS Le portrait

Que peut-on apprendre, au travers de la plume d’un auteur, de sa personnalité, de ses aspirations, de ses rêves ? Pas grand-chose à vrai dire. Le seul élément que celle-ci permet de découvrir est sa vision du monde, de l’être humain, de l’ordre ou du chaos.

La plume de Fabrice Décamps n’y déroge pas. Les seuls fragments qui nous parviennent sont ceux d’un homme ayant une légère longueur d’avance sur son temps. Pourquoi ?

Parce que sa plume est science-fiction, mais pas de cette science-fiction genre guerre des étoiles assez improbable au demeurant, mais plutôt une science-fiction dans l’air du temps, en phase avec ce présent qui s’emballe sans cesse pour nous conduire à notre propre fin. Avoir un coup d’avance, comme aux échecs, voilà qui peut mettre mat n’importe qui.

Sa plume est caustique, elle fait grincer des dents, parce qu’elle est juste, déraisonnablement juste, et appuie légèrement là où ça fait mal. Légèrement parce que les traits ne sont pas forcés, c’est à nous de les décrypter, de les comprendre, de les assimiler.

Sa plume est bourrée d’humour, à froid, pince-sans-rire, également subtile, dissimulée derrière une carapace où l’émotion est froide, elle aussi, ressemblant à s’y méprendre à de la colère, de l’incompréhension, vaguement contestataire mais sans en dire les mots, enfin un truc là aussi dans l’air du temps.

Au détour des lectures de cet auteur, sur sa page ICI, de ses nouvelles parues ICI, nous apprenons à connaître un peu de l’homme. Il voit clair dans les tenants et aboutissants de notre course à l’évolution technologique, de notre course à l’armement, de notre course à la vie à la mort. Nous découvrons des facettes qui réfléchissent un peu de sa pensée et de sa sensibilité. Bien entendu, nous pouvons nous méprendre, mais honnêtement, nous ne le pensons pas. Fabrice Décamps est dans son temps, l’observe, l’avale, le digère et le malaxe pour en faire ressortir la bêtise, la honte, la froide tiédeur.

Durant ce mois de décembre, vous pourrez vous aussi découvrir cet auteur qui raconte ses histoires comme s’il s’agissait de commérages, de rumeurs, instillées par des protagonistes distants, ordinairement machiavéliques, scrutateurs de nos errements. Mais surtout, vous découvrirez un homme profondément humain, laissant pointer une part d’espoir au milieu des ténèbres. Parce que si tout était noir, tout cela, cette plume, n’aurait pas la moindre importance. Mais l’espoir, n’est ce pas-là ce qui nous permet de tenir bon et de nous dire que « eh oui ! » écrire a de l’importance car les mots peuvent guérir les maux, fût-ce ceux de l’humanité.

Fabrice Décamps est notre auteur de décembre et nous le remercions profondément de sa participation.

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