MOZES AND THE FIRSTBORN Dadcore


Troisième album de Mozes and the firstborn, Dadcore.

Il arrmozes and the firstborn dadcore chroniqueive parfois que nous nous trouvions dans un cas de conscience pour le moins cornélien, à savoir devons-nous chroniquer un artiste ou groupe sur le simple motif que nous avons adoré un de ses disques ? Vaste question qui se pose ici avec le troisième album de Mozes and the firstborn, Dadcore, groupe dont nous avions adoré le premier album il y a quelques années.

Nous sommes tiraillés par cet album. Par ses côtés lumineux et par ses côtés plus obscurs (ou moins convaincants). Parce que nous retrouvons certaines spécificités du combo que nous aimons particulièrement, mais noyées dans un esprit qui nous plaît moins par moments. Mais tout ceci reste assez vague, entrons dans le vif du sujet.

Début d’album super les chapeaux de roues !

L’album commence plutôt bien, même très bien, réveillant ce petit sentiment de joie qui nous avait saisi lors de l’écoute du premier album homonyme du groupe. Le son est sensiblement pareil, mieux produit peut-être, mais restant dans ce même esprit indé. Le son est plutôt chaud, enveloppant, avec un léger grain évoquant un enregistrement maison.

La voix lead fait décidément des merveilles dans son genre, ne serait-ce que par son timbre particulier qui confère au groupe une partie de son identité sonore et le différencie du tout venant. L’autre caractéristique démarquant le groupe réside dans les sonorités de guitares et de basse, très homogènes mais sans sombrer dans une bouillie inaudible. Non, chaque instrument est bien détaché de son voisin, la balance ne souffre d’aucune faiblesse.

Le titre Dadcore lance les hostilités, suivi de If, tous deux dans une veine rock « garage » aux relents punk/grunge, le tout avec un je-ne-sais-quoi de très pop. Puis survient Baldy, plus « classic » rock, convaincant avec son apport de piano très Rolling Stonien. Autant le dire, ce trait de personnalité du groupe fait des étincelles tant l’équilibre entre les styles est harmonieuse, lumineuse même pourrions-nous dire.

Perte de vitesse en milieu de disque.

Mais bientôt, un drôle de sentiment nous assaille, notamment avec des titres au son trop américanisé à notre goût, allant même jusqu’à côtoyer un punk rock peu inspiré (Sad supermarket song), à peine sauvé par ce timbre de voix dont nous évoquions les vertus ci-dessus. Gros riff, c’est efficace, mais ça manque d’âme. Fly out, qui suit, et qui ne dure que 42 secondes, est totalement invisible (malgré son approche folk guitare voix pas dégueulasse) tant le titre qui le précède le couvre de son ombre funeste. Idem pour Blow up, anecdotique, et Hello, titre sans saveur particulière (sans être foncièrement mauvais).

Tout cela nous amenant à nous poser la question suivante : le groupe lorgnerait-il vers la facilité ? Clairement non, car il y a toujours un élément qui rattrape la sauce en train de tourner, soit dans un pont, soit dans une astuce quelconque (ici un changement de rythme, là une guitare folk ou des choeurs), mais l’inspiration semble fuir Mozes and the firstborn dans l’enlisement de ce milieu d’album.

Reprise des hostilités.

Et puis à partir du treizième titre (des interludes musicaux/vocaux/collages sonores de 7 à 26 secondes formant le titre de l’album s’interposent entre les différents morceaux, portant le total à 18), revoilà des morceaux absolument parfaits, mélangeant allègrement des influences disparates que le groupe amalgame parfaitement. Nous retrouvons un esprit punk, un autre grunge, du rock plus standard (mais pas FM), de la pop, le tout avec cette production parfaitement équilibrée.

Bref, le groupe surprend et se reprend en fin d’album pour limiter la casse. Certains morceaux sont, à notre goût, faibles, presque horripilants. Le groupe évite cependant le pire avec d’autres, bons, voire très bons, ce qui justifie cette chronique malgré le presque naufrage à mi-parcours. Cela reste bien évidemment à tempérer, nous étions restés sur l’excellent premier album du groupe dont l’homogénéité ne souffrait aucune discussion, ce qui est un peu le mal de ce Dadcore en demi-teinte.

(revoir le clip de If I ICI)

Site officiel Mozes and the firstborn ICI

revoir leur clip If I  ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.