REMINGTON SUPER 60, Nouvelle noveau

remington super 60 nouvelle noveauNouveau mini album déjà disponible chez Cafe Superstar Recordings (et en cassette chez Z-Tapes).

Amoureux de pop élégante et raffinée, ce nouvel EP de Remington Super 60 est fait pour vous. En effet, le groupe norvégien parvient, en 7 titres au charme incomparable, à nous emmener sur les rives du pacifique ou dans des contrées colorées, baignées de soleil et d’insouciance. Nouvelle noveau incarne à merveille un esprit pop en ligne directe avec les années 60 (en ce qui concerne ses inspirations) tout en étant magnifié par une production des plus actuelles.

Comment cela peut-il être possible d’être à la fois en prise avec l’époque qui est la nôtre tout en véhiculant une essence vintage ? Là réside la magie du duo qui, en moins d’une demi-heure, nous balade dans un univers doux, aux sonorités ouatées, plein de cette grâce aérienne que nous retrouvons chez certains aînés mythiques.

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Une empreinte dans le sable.

Parmi ceux-ci, nous pensons de façon flagrante aux Beach Boys. Ceux-ci étaient reconnus par leurs harmonies vocales et par la recherche de la mélodie parfaite. Remington super 60 n’a pas à rougir de la comparaison car leurs mélodies font mouche, instantanément, sans forcer le trait, sans être non plus de pâles imitations. À la fois originales et variées, les chansons dévoilées dans Nouvelle noveau nous capturent. Syndrome de Stockholm ou pas, nous n’avons aucune envie de nous enfuir. Au contraire, nous nous lovons au creux des bras accueillants de l’album, expirons profondément, fermons les yeux et nous laissons embarqués dans un monde aux contours bienveillants.

Il faut dire que la voix d’Elisabeth Thorsen ne nous offre pas d’autres choix que de tomber en amour pour elle. Si celui-ci rend aveugle, il ne rend assurément pas sourd. Nous percevons parfaitement un très gros travail de production, de ceux qui rendent des pièces bonnes en pièces presque exceptionnelles. Les basses sont profondes, les aigus dans cette juste tonalité caressante, jamais blessante, qui donne la réplique aux basses de la meilleure des façons.

Les voix sont délicatement travaillées, sans gros effets. La pureté émane des lignes de chant et des orchestrations, mais également de tout ce travail sur le son, absolument irréprochable. Certes, si vous êtes fans de metal ou de trap, vous risquez de ne pas vous y retrouver, mais vous saurez reconnaître la maîtrise indéniable du groupe.

Tracer des lignes dans le ciel.

Si nous sommes dans une vraie pop, « à l’ancienne », c’est-à-dire que nous ne retrouvons pas d’électronique outrancière, que nous avons des compositions d’inspirations plutôt classiques au genre, nous retrouvons une affiliation avec l’univers dream pop. Parce que nous avons ce petit truc qui nous berce, nous fait perdre nos repères, ouvre un peu nos chakras également. Une sensation de légèreté nimbe l’EP dans sa globalité, sans pour autant nous endormir.

Ainsi, nous décollons, sans nous en rendre compte. Nous retrouvons également un peu de notre âme d’enfant, sans doute parce que les mélodies nous évoquent nos premières amours musicales, pop ou pas. Parce que ce disque touche, du bout des doigts, à quelque chose de sacré. Un amour profond du bel ouvrage se perçoit totalement à l’écoute des morceaux qui, dès lors, ressemblent à une parenthèse hors du temps.

Les harmonies vocales, quand les voix se mêlent (celle d’Elisabeth Thorsen et de Christoffer Schou, l’auteur-compositeur de l’album), sur All I want notamment, sont sublimes. Mais que ce soit elle qui chante (sur la grande majorité des titres) ou lui (sur l’unique titre qui renferme l’opus), la même douceur règne. Nous retrouvons un peu de Beach Boys, mais aussi un peu de Au revoir Simone. Le groupe dit s’inspirer de New Order et du Velvet underground, ce qui apparaît en filigrane sur l’opus, de façon diffuse, presque imperceptible, mais pourtant bien présente.

Une notion d’amour.

Ce disque, c’est une déclaration d’amour à la belle musique, celle qui n’est pas mièvre mais qui véhicule un côté fleur bleu subtil, qui met les âmes en joie. Avec des telles inspirations, comment pouvait-il en être autrement cela dit ? Nouvelle noveau nous gonfle le cœur d’une sorte d’optimisme, celui d’être enfin débarrassé d’un poids qui nous pesait sur l’estomac depuis de longs mois.

C’est peut-être aussi pour cela que nous ne parlons de ce disque aujourd’hui alors qu’il est sorti au mois de mars. En période anxiogène, nous serions peut-être passé à côté de son aura. À présent, nous le savourons de façon totale, avec un bonheur inégalable.

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