[ PLAYLIST ] HEMAIHIN, NINJA CYBORG, DÉLAGE…

Découvrez notre playlist du lundi 20/07 avec Hemaihin, Ninja cyborg, Kartel…

Comme chaque lundi, nous vous dévoilons une petite playlist pour vous encourager dans l’étape toujours fastidieuse de ce jour entamant la semaine. Aujourd’hui, nous vous parlons de Hemaihin, Ninja Cyborg, Amaury Laurent Bernier, Kartel, NFL3, Délage. C’est parti ? On y va !

 

hemaihinHemaihin

C<Coup de coeur ! Ce chanteur canadien nous propose une chanson pop francophone qui installe quelque chose de fort. Je danse seul dans le noir dégage un gros parfum de mélancolie, aidé en cela par l’apparition toujours bouleversante du violoncelle. Mais pas que. Tout commence par cette voix, à mi-chemin entre le chuchotement et un chant éraillé pourtant une émotion vibrante à bout de cordes vocales.

L’arpège répétitif de guitare sur lequel se posent les autres instruments apporte ce côté presque routinier de la vie. Ce qui tombe plutôt bien puisque Hemaihin nous parle de son intimité, celle de l’existence, avec suffisamment de talent pour rendre le tout universel. C’est simplement fait, sans gros effets, sans pathos, mais ça touche directement au siège de nos émotions. La beauté qui découle de Je danse seul dans le noir n’est jamais forcée, elle apparaît comme le soleil, au petit matin, sur l’horizon.

Alors, commencent à jaillir des lumières incroyables, qui marquent de leur présence une carrière qui nous paraît plus que prometteuse. Le talent d’écriture et de composition d’Hemaihin ne fait aucun doute. Un artiste qu’il nous faudra suivre de près, assurément.

ninja cyborg hemaihinNinja Cyborg.

Ambiance film noir avec Psycho panic de Ninja Cyborg. La musique électronique du groupe (ou synth wave ou ce que vous voulez, là n’est pas l’important) dispense ici une atmosphère oppressante, à couper au couteau, made in “serial killer style”. D’ailleurs, c’est marrant, ce ink ink ink qui nous fait indéniablement penser à Psychose d’Alfred Hitchcock. Enfin marrant… On se comprend hein ? La référence est là, intelligemment mise en place dans le contexte de la musique de Ninja Cyborg.

Ce groupe, nous en avions déjà parlé à l’époque de la sortie de leur vidéo précédente The sunny road, petit bijou d’animation. Ici, pas d’images animées ou de stop motion, mais une ambiance thriller/film horrifique portant de façon absolument pertinente ce titre poisseux (et jubilatoire). Qu’ajouter à cela ? Pas grand-chose, si ce n’est que le titre est trop court. Mais justement, n’est-ce pas aussi ce qui fait, non pas son charme, mais son efficacité ? C’est vrai, souvent, les morceaux électroniques jouent la longueur, se répètent parfois jusqu’à la nausée. Ici, en préférant être concis, en allant droit au but, Ninja Cyborg percute et nous laisse dans l’attente d’une suite du même acabit.

Ce morceau est extrait du nouvel EP du duo composé de Martin Antiphon et Marc Botté, Ep répondant au nom de The sunny road. Nous y reviendrons dans les jours à venir. En attendant, régalez-vous avec ce titre faisant le pont entre musiques d’hier et d’aujourd’hui.

amaury laurent bernier hemaihinAmaury laurent bernier

D’emblée, il y a ce truc qui nous dit que nous n’allons pas regretter de faire connaissance avec l’univers d’Amaury Laurent Bernier. Avec Groundhog May, nous arrivons directement en terrain connu. Mais, s’il est connu ce terrain, il ne manque pourtant pas de chien, de charisme. La pop du français, résidant depuis de nombreuses années en Allemagne, est en effet un habile mélange entre ce style et celui de la musique de film. Le musicien officie depuis de nombreuses années dans ce dernier registre, ce qui se sent indéniablement dans Groundhog May.

Pour faire court, nous dirions presque que ce titre nous évoque Queen qui chanterait pour une comédie anglaise légère, du genre comédie romantique, pourquoi pas musicale. Même si tout commence comme une escapade bucolique dans une verte campagne, les aspects légèrement rock viennent nuancer la palette de ce musicien tout de suite attachant. La pop d’Amaury Laurent Bernier fait partie de cette musique que nous avons toujours entendue, mais qui révèle toujours des éléments inédits et incisifs. Autrement dit, Groundhog May n’est jamais à court d’arguments.

On pense évidemment à tout ce que la pop anglaise a de meilleur, avec ce savoir-faire incomparable. Un authentique coup de cœur, une bulle de bonne humeur qui nous gonfle le cœur d’euphorie. Idéal pour entamer la semaine (même si vous êtes déjà en vacances). Nous reviendrons bien vite sur l’album 34 days in Lockdown dont est extrait le morceau.

DélageDélage

Retour de Délage sur nos platines. Et avouons-le, ça fait plaisir. Le groupe (projet solo de Till Hormann), nous avait forte impression lors de la sortie de son premier album. Il revient avec son deuxième (Twist and doubt, qui sortira en septembre chez Field Mates Records). Avec ce nouveau single, There is no god, nous retrouvons une partie de ce qui nous avait tant plu lors du premier album, à savoir une boîte à rythme assurément vintage, qui développe comme ça, l’air de rien, un charme suranné saisissant, à un cheveu du kitsch, cheveu servant également d’équilibre entre le génial et l’anecdotique.

Pourtant, jamais Délage ne bascule du mauvais côté de celui-ci. Comment fait-il ? Si sa voix est ici moins « sombre » que sur le premier album, elle aussi dispense un truc incomparable, une identité forte absolument classieuse. Presque crooner, mais du genre désabusé, il nous propulse dans une comptine qui bientôt lance des éclairs de lumière au milieu des ténèbres. Les arrangements, sont extrêmement pertinents, magnétiques, car il nous est impossible de nous détacher de ce titre. Une seule envie au contraire, le réécouter, en boucle, inlassablement.

Son album sort en septembre. Nous allons, nous le savons déjà, l’écouter jusqu’à l’usure. Parce que Délage possède véritablement une aura charismatique, celle des grands de la musique. Certains bouderont en lisant cela, trouveront que nous exagérons, pourtant, ils se rendront vite compte que Délage possède un talent fou. Nous vous en dirons plus très bientôt !

NFL 3

NFL 3 fête ses 20 ans de carrière. Il sort, pour l’occasion, en cadeau, son nouvel album (prévu pour le 21 août, suite à report à cause de vous savez quoi),  ABCDEFG HI ! . Le groupe a sorti il y a peu son premier extrait, A, qui reprend sur une boucle répétitive un motif de guitare obsédant, un groove qui prend aux hanches, une voix chantonnant des hey hey hey A (enfin à peu près hein!), le tout dégageant un parfum DIY irrésistible.

Si le son du groupe vous dit quelque chose, c’est que vous avez déjà entendu l’un de ses membres en solo, Don Nino (dont nous avions chroniqué l’album, très bon lui aussi). Nous sentons évidemment une identité en partie inspirée par ce dernier, mais pas que. Le titre ici est à la frontière du rock et… de l’électro, ce qui est totalement hors de contexte puisque d’électronique, il n’est point question ici. Néanmoins, ce titre répétitif possède à la fois le côté obsédant et dansant de l’électro, tendance ambiant.

Le morceau développe, aux alentours des 3 minutes trente, un autre aspect de sa personnalité, n’étant pas sans nous rappeler le côté psychédélique du Floyd du tout début des années 70. Sans doute à cause des claviers, mais également avec cet aspect planant, aux notes timides et discrètes qui touchent directement au but. Ce premier extrait nous promet un album intrigant, que nous ne manquerons pas d’écouter attentivement avant de vous en parler.

Kartel.

Voilà un titre qui fleure bon l’innocence, l’enfance, et un psychédélisme tout britannique. Sauf que Kartel est français, Béarno-landais. Évidemment, à l’écoute de Barbapapa, on se dit que Kartel porte bien son nom (vous savez en rapport avec la drogue tout ça), mais bien loin de nous l’idée d’associer ce titre, enregistré avec plein d’invités durant le confinement, à l’usage inapproprié de substances illicites. Nous y voyons plutôt, au contraire, une envie de s’émanciper, de s’échapper totalement, purement et simplement, du climat anxiogène qui prédominait à l’époque (et qui existe encore aujourd’hui).

Cette comptine « enfantine » est un petit régal pour les oreilles. C’est une bulle de bubblegum, un goût de sucre, léger comme… une barbapapa. La flûte apporte la touche anglaise qui va bien, la guitare rythmique, folk acoustique, délivre une pop aérienne. Et que dire des choeurs ? Ils nous évoquent une époque où tout était (et est) possible. Ce titre délivre un peu du mal qui nous entoure, réveille nos bonnes âmes, bref, fait un bien fou, simplement.

Mais, vous voulez qu’on vous dise un truc ? Eh bien le line-up nous aurait conduits à tous styles de musique sauf à celui-ci (et tant mieux nous direz-vous car le bonheur de découvrir ces gens-là derrière ce projet est jubilatoire). En effet, nous retrouvons ici des membres de The Hyène, Noir désir, Dik dik dragon… en les personnes de Jérôme Lansalot, Cyril Laporte, Denis Barthe, Olivier Mathios. Ils s’autorisent ici une liberté insolente (et jouissive) et nous espérons que ce n’est pas prêt de s’arrêter. Mention très ben pour ce Barbapapa !

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