PHILIPPE AZAR L’interview

Litzic : Quel est ton premier souvenir de lecture ?

Philippe Azar : LE PERE GORIOT de BALZAC est le premier bouquin qui m’a fait aimer la littérature. J’ai toujours aimé les auteurs qui jouaient avec les mots comme dans une partie de PING-PONG et pour cela BALZAC était un maître, même si ses premières pages m’ont toujours profondément emmerdé. Je n’aime pas beaucoup les descriptions.

 Ensuite, j’ai découvert BUKOWSKI, CELINE, SALINGER, SAROYAN et son formidable : L’audacieux jeune homme au trapèze volant.

L : Quel est ton premier « choc » littéraire ?

Philippe Azar : Je ne peux pas dissocier WOMEN de BUKOWSKI ( son roman pour moi le plus abouti) et LE VOYAGE de CELINE. J’ai aussi beaucoup aimé LE JOURNAL DU VOLEUR de GENET mais pour d’autres raisons.

L : Quel est ton auteur préféré ?

Philippe Azar : je ne me suis jamais posé cette question, je dois l’avouer. Sans doute BUKOWSKI, je lui dois bien ça. Il a agi sur moi comme l’aurait fait un bibliothécaire en me faisant découvrir beaucoup d’autres écrivains qu’il évoquait dans ces nouvelles. Ça m’a permis de me faire ma petite idée sur ce qui se faisait de mieux dans le monde de la littérature contemporaine et classique. Même si celles et ceux qu’il détestait n’étaient pas aussi mauvais qu’il le prétendait. je pense à BURROUGHS notamment.

L : Quel est ton livre préféré ?

Philippe Azar : Celui que je n’ai pas encore écrit.

L : Quel auteur n’aimes-tu pas et pourquoi ?

Philippe Azar : Je déteste tous les auteurs qui mettent le lecteur au centre de leurs intentions. Les auteurs honnêtes n’écrivent avant tout que pour eux-même. N’est-ce pas le propre de l’artiste en général de ne créer avant tout que pour soi ? Le lecteur vient ensuite. il aime ou il déteste et donc le bouquin se vend ou pas. Quand on pense au pognon devant sa feuille, il vaut mieux arrêter et aller vendre des pamplemousses sur un marché. C’est plus honnête.

Ce qui est dramatique aujourd’hui c’est la mort des petits éditeurs qui découvrent les petits auteurs qui deviendront les nouveaux BALZAC, BEAUDELAIRE ou CELINE de demain mais dont personne ne parle jamais. on préfère faire des émissions pour se moquer des auteurs déjà célèbres qui sortent une énième daube. Quel intérêt ? À côté de cela les bons auteurs crèvent de faim dans la capitale mondiale de la culture.

Combien y a-t’il d’émission littéraire digne de ce nom ? Qui édite encore de la nouvelle en FRANCE ? MAUPASSANT serait-il édité aujourd’hui ??? Les gens savent-ils que PROUST a d’abord été édité à compte d’auteur? Pourquoi je me sens comme chez un concessionnaire PEUGEOT quand je rentre à LA FNAC ?

Quand tu auras répondu à ces questions, tu trouveras la liste des auteurs que je déteste.

L : Le livre dont tu attendais beaucoup et qui t’as déçu ?

Philippe Azar : Sans aucun doute LE DEMON de SELBY. Ça commençait bien et puis au bout de quelques pages ça retombe pour ne jamais remonter. J’ai pris une claque mais dans l’autre sens.

L : Tes projets ?

Philippe Azar : Je devrais sortir prochainement un recueil  de nouvelles : LE BRUIT QU ON ENTEND DANS LES CAVES. J’aime bien l’éditeur et l’éditeur a l’air de m’apprécier. Ça devrait bien se passer. 

Redécouvrez l’univers de Philippe avec sa nouvelle Au bord. La première partie est ICI , la seconde ICI

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