VINCENT PATERSON Icônes et instincts

Quel est le point commun entre Mickaell Jackson, Madonna et Bjork ? Outre leur mondiale notoriété, tous trois ont travaillé avec le chorégraphe Vincent Paterson. Celui-ci nous raconte (avec Amy Tofte) sa vie à travers son autobiographie Vincent Paterson, icônes et instincts (E/P/A).

Si son nom ne vous dit probablement rien, il l’explique très bien au cours du livre : les chorégraphes ne sont pas reconnus dans l’univers du divertissement américain. Dans le douzième chapitre (Aujourd’hui, demain et le jour d’après : y a-t-il un chorégraphe dans la salle), il revient sur le fait que ces artistes de l’ombre ne sont que trop peu souvent mis en lumière. Il va même plus loin en affirmant que l’ensemble de la profession leur manque cruellement de respect en pillant leur mise en scène de spectacle ou leur pas de danse. Ainsi va leur vie, entre le manque de reconnaissance et le vol de leur propriété intellectuelle.

Voilà pour le côté noir de ce bouquin. Noir et nous le comprenons aisément, il était nécessaire que Vincent Paterson en parle car il explique en partie pourquoi cet homme nous est inconnu alors qu’il a participé à l’éclosion de la Star Mickael Jackson (il a travaillé sur le clip de Thriller notamment), a propulsé Madonna au rang d’icône avec le Blond ambition tour, qu’il a probablement joué un grand rôle dans la palme attribué au film Dancer In the Dark de Lars Von Trier.

Originaire d’une famille modeste, il devient danseur sur la tard, à l’âge de 23 ans. Auparavant, il pratiquait la danse de salon, puis, vers l’adolescence, se dirige vers le théâtre. Mais en lui vibre la corde sensible de la danse. Alors, il s’entraîne, apprend la danse puis petit à petit, à force d’accepter tous les petits boulots de danseur, pour des clips publicitaires notamment, il finit par percer dans le milieu hollywoodien, notamment grâce à son instinct qui le guide dans les bons choix, vers les bonnes personnes.

C’est ainsi qu’il en viendra à co-chorégraphier le clip de Thriller puis à devenir un ami de Mickael Jackson. C’est d’ailleurs avec lui que commence le livre, par une anecdote datant de la dernière fois où les deux hommes se sont vus. La star y est méconnaissable, fatiguée, et les idées pour son prochain clip rendent le chorégraphe extrêmement triste. La star n’est déjà plus que l’ombre d’elle-même, bouffée par la pression du milieu.

Ce livre nous donne plein d’astuces mises en place par le chorégraphe pour faire ressortir certains aspects des personnalités citées, ou de leurs œuvres, en avant. Ces petits trucs qui font la légende, comme le célèbre cotch grab du King of pop (quand il se prend l’entrejambe). Il nous montre aussi le travail de chorégraphe dans toutes ses dimensions, allant du choix du casting à la chorégraphie en elle-même, en révisant les scénarios et en apportant des idées novatrices quant à comment filmer les scènes dansées.

Un livre complet, bourré d’anecdotes surprenantes, rempli de bonne humeur, qui revient sur une carrière digne de l’american way of life. D’ailleurs, Amy Tofte dit en préambule : pour tous les gamins des petites villes qui ont de grandes espérances.

Voilà qui résume toute la philosophie de ce Icônes et instincts.

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