RÉGIS DE SÁ MOREIRA Pas de temps à perdre

Le dossier du mois de juillet, et celui du mois d’août, sera exclusivement basé sur des ouvrages parus aux Éditions Au Diable Vauvert.

Plus ou moins récents, tous sont très différents. Vous allez donc découvrir l’univers de cette maison d’éditions originale.

Pourquoi cet ouvrage figure-t-il dans la section Young Adult ? Bonne question, parce que pour ne plus être totalement de young adults, nous n’en sommes pas encore réduits à la dénomination Old adults. La littérature doit-elle être classée de cette sorte et si oui, où mettriez-vous des ouvrages tel l’Écume des jours ?

Parce que oui, même si la comparaison est dure à tenir, Pas de temps à perdre de Régis de Sá Moreira s’inscrirait aisément dans la même catégorie que le chef-d’œuvre de Boris Vian, pour en reprendre certains éléments comme la poésie, l’onirisme, la candeur et l’imagination.

Ben et Fontaine se rencontrent, s’aiment, dans une ville qui bouge, de sorte que, que vous marchiez longtemps ou non, vous vous trouvez toujours en son centre. Alors qu’ils découvrent sur la porte de l’épicier un écriteau mentionnant « Fermé pour cause pas content », leur aventure dans cette ville mouvante commence.

Dans ce roman, nous croisons Cow-Boy, l’ami de Ben, Walter Fabien ou Fabien Walter (en fonction de ce que vous lui préférez comme prénom) l’épicier, Monstro le monstre du lac et d’autres seconds couteaux à la fois invisibles et totalement présents. Tout n’est ici que prétexte à des dialogues farfelus, à des évidences concrètes, à une rêverie éveillée, à un éveil onirique.

Le ton de Régis de Sá Moreira est optimiste, enjoué, surjoué, voyant toujours le verre à sa moitié, vide ou remplie vu que son niveau est pile au milieu, plein de bonnes idées pour faire du monde de Ben et Fontaine un endroit plein d’amour pour son prochain, plein d’amour pour ceux qui veulent y vivre, heureux, à deux, avec un chat ou avec leur jardin. Il existe évidemment quelques zones d’ombres sombres, mais tel un chat retombant toujours sur ses pattes, la positive attitude triomphe toujours à la fin.

Jeunes adultes, ou non, Pas de temps à perdre est un livre comme une bulle de champagne, à la fois léger et enivrant, jamais niais, et si quelques petites imperfections s’y trouvent, elles sont facilement gommées par l’euphorie que l’histoire dégage. La lecture doit être un plaisir et ce livre s’inscrit directement dans cette lignée des livres qui font du bien, qui transportent, qui nous font quitter la réalité du monde dans lequel nous vivons.

Un refuge pour toutes les fleurs bleues du monde, pour tous ceux qui veulent rêver les yeux grands ouverts !

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