LES DISQUES CULTES DE LITZIC David Bowie  » The rise and fall of ziggy stardust and the spiders from mars »

Difficile de parler d’un album culte, surtout lorsque tout a déjà été dit sur lui, sur son auteur, et sur les répercussions qu’il a eues sur des générations complètes de fans. Pourtant, ce disque, nous le chérissons, l’adorons, le vénérons, lui qui à chaque écoute nous révèle de nouveaux éléments jusque-là passés inaperçus. Ce disque c’est un peu de nous, c’est également beaucoup de l’histoire de la musique.

The rise and fall of Ziggy Stardust & the spiders from mars ( ou plus simplement Ziggy Stardust), de David Bowie, fait partie des monuments du rock (et de la musique en général). Ce personnage fictif connu de tous valut à Bowie une « émeute » lorsqu’à la fin de la tournée consécutive à la sortie de l’album il révéla que c’était fini. Certains, la majorité, crurent que Bowie arrêtait-là sa carrière, alors qu’il mettait juste un terme à la vie de Ziggy. Incompréhension maîtrisée, orchestrée de main de maître par Bowie qui aimait à brouiller les pistes, par jeu, par essence.

Dans Ziggy Stardust, tout commence par une batterie qui, dans un fondu en ouverture, annonce la couleur. Reconnaissable entre toutes, elle indique que nous pénétrons dans un univers nouveau. Se greffent sur elle, petit à petit, les autres instruments, piano et guitare en tête, cordes, et la voix de Bowie, jeune, puissante, si caractéristique.

Five years.

Ce titre est l’une des plus belles entames de disque qui soit. La production de Visconti est à la pointe, d’une modernité sans failles faisant qu’aujourd’hui encore le disque sonne de façon toute à fait actuelle. Il n’y a aucune pollution, aucun parasite pour nous détourner d’une écoute quasi religieuse de l’album : les cordes sont d’une beauté à couper le souffle, les pianos et guitares intemporels, la batterie et la basse, assise rythmique discrète métronomique porte le tout sur un souffle épique. D’ailleurs, ce même Five Years se termine sur cette même batterie, en fondu en fermeture, bouclant la boucle de façon magistrale. Perfection, déjà, et il ne s’agit que du premier titre.

Dès lors, les titres s’enchainent, forts d’une cohésion inébranlable : Soul Love, Moonage Daydream, Starman, It ain’t easy, Lady Stardust, Star, Hang on to yourself, Ziggy Stardust, Suffragette City, et Rock n’roll suicide pour clore en apothéose ce chef d’œuvre absolu du rock, adulé par tous les esthètes, quels qu’ils soient.

Aucune fausse note, aucun temps mort dans ce Ziggy Stardust, une émotion vibrante et palpable du début à la fin, un chant de haute volée, une production posant les jalons de ce que sera le glam rock, à la fois scintillante et rock & roll, complètement novatrice à l’époque. Il en ira de même pour les tenues excentriques utilisées sur scène, le maquillage, parfois outrancier, lors des mêmes représentations. Image et son, présence. Tout l’art de Bowie est déjà présent et perdurera jusqu’à sa mort.

En posant Ziggy Stardust sur la platine, nous faisons un retour fracassant à cette époque où le rock avait encore un message à véhiculer, encore une esthétique, une forme d’urgence à mettre en avant. Ce disque fut celui de la consécration d’un jeune Bowie à la pointe de l’innovation, innovation qu’il n’aura de cesse de perpétuer dans ses différents disques. Farouchement indépendant, il n’aura eu de cesse d’expérimenter, quitte à parfois s’embourber dans la fange d’une pop/rock FM (China Girl, Let’s dance…) pour remplir les tiroirs-caisses.

Mais de cela, personne ne lui en veut vraiment, tant ses disques, firent de lui un mythe, un culte. Ziggy vivra toujours et ne cessera de nous émerveiller, preuve du chef-d’oeuvre qu’il est et qu’il demeurera, à jamais inégalé.

 

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