JAZZ Dans tous ses états

« Le jazz n’est pas mort, c’est juste qu’il a une drôle d’odeur » Franck Zappa

Si nous reconnaissons à l’architecte sonore qu’était Frank Zappa cet humour tout particulier qui est le sien, il faut bien reconnaître qu’il y a quelque temps de cela, le jazz n’était réservé qu’à une certaine frange de la population. Souvent jugée élitiste, cette musique n’a pour autant jamais cesser d’exister, de chercher à se renouveler. Avec certains jazzmen peut-être plus charismatiques, plus aventuriers, le genre est aujourd’hui revivifié. Nous lui dressons le portrait durant tout ce mois de juin.

Le jazz est bien entendu ce mouvement musical né aux États-Unis à la toute fin du XIXéme siècle par la communauté afro-américaine. Il emprunte son inspiration au ragtime (vous savez, la musique de saloon), puis au négro spiritual et est devenu le style musical que nous connaissons, souvent improvisé, gorgé de cuivre, de piano et d’une énergie qui lui est propre.

Si l’Amérique du Nord nous a fourni nombre de légende autant instrumentistes (comme Miles Davis, John Coltrane…) que vocales (Billy Holiday, Ella Fitzgerald …), le jazz à quitter ses pénates pour envahir le monde et nourri de nombreux artistes européens, asiatiques ou africains. Nous allons, au court de ce mois de juin, vous parler du jazz fabriqué par des Français, à l’heure actuelle. Vous n’y verrez donc pas de Michel Petrucciani, par exemple, mais vous découvrirez peut-être des noms qui vous sont inconnus.

N’étant pas nous-même des experts en la matière, nous n’aurons qu’un choix forcément restreint, mais celui-ci sera appuyé sur des disques sortis au cours de l’année écoulée, voire un peu plus, qui nous ont d’une façon ou d’une autre émus.

Si le nom quasiment inévitable d’Ibrahim Maalouf sera évoqué (il est aujourd’hui tellement rayonnant qu’il paraît inévitable de le nommer, et ça tombe plutôt pas mal car c’est un artiste que nous apprécions particulièrement, nous parlerons aussi de Thomas De Pourquery, de Thomas Bramerie, de la Franco-américaine Cécile McLorin Salvant, d’Éric Legnini et de bien d’autres, tous très différents dans leur vision du jazz, tous très talentueux également.

Nus espérons que ce petit dossier vous ouvrira quelques portes vers cet univers aux richesses sans cesse renouvelées, à même de procurer d’indicibles frissons de plaisir.

C’est parti pour le dossier du mois de juin, sur des airs de notes bleues !

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