QUELQUES QUESTIONS Posées à Hyperculte

hyperculte massif occidental chroniqueHyperculte vient de sortir son deuxième album Massif Occidental (disponible depuis le 26/04 chez Bongo Joe Records).

Vincent, contrebasse et chant, a pris un peu de son temps pour répondre à nos questions.

LItzic : Salut Hyperculte, comment allez- vous ?

Vincent : bien et toi ?

L : Très bien ! Comment est né le projet Hyperculte ? Quels sont les événements qui vous ont amené à travailler ensemble ?

Vincent : j’avais reçu une invitation de la Cave 12 pour faire la première partie de The Ex , avec mon projet solo Hum of Life que je jouais plus vraiment. Quelques jours avant le concert je me suis rendu compte que j’avais vraiment plus envie de jouer solo, alors j’ai branché Simone pour qu’elle me rejoigne avec sa batterie. J’ai dû insister, on a bossé 3 jours, et voilà.

L : Quelle a été la genèse de Massif Occidental ? Que vouliez-vous exprimer comme sentiments ? À travers quel prisme ?

Vincent : comme tout ce qu’on fait, il n’y a rien de prémédité. On ne se dit jamais on va faire ça ou ça. ON improvise, et il y a des choses qui marchent mieux que d’autres, et après on pose des mots sur les musiques qu’on trouve. Les mots sont aussi très importants, on est toujours à l’affut de phrases/slogans/textes qui croisent nos routes.
Néanmoins ce disque a été marqué par le travail qu’on a fait pour une pièce de Théâtre, « La violence de nos rêves » de Jérôme Richer, autour de la figure d’Ulrike Meinhof, et plus largement sur le fait de vieillir avec ses idéaux.

L : Votre album dénonce, entre autres, le mépris de nos dirigeants et autres industriels, ainsi que notre passivité à nous réapproprier notre vie. Définirez-vous votre album comme un disque social utopiste ? Ou plutôt comme poétique réaliste ? Ou bien un juste mélange de tout cela ?

Vincent : nous sommes simplement deux personnes conscientes du monde qui les entoure. On ne peut juste pas faire comme si tout allait bien, (presque) tout va mal non ?

Mais je m’en fous, des groupes m’ont changé la vie, c’est donc le but que je poursuis, rendre ce que j’ai reçu.

L : Simone joue de la guitare et de la batterie sur l’album (en plus d’assumer le chant), tandis que Vincent y joue de la contrebasse (en plus d’assumer le chant). Comment défendrez-vous le disque sur scène ? Y aura-t-il des machines ou d’autres instrumentistes avec vous ?

Vincent : Tous nos morceaux se construisent sur scène, on les a déjà tous joués avant de les enregistrer. Il y a bien sûr quelques overdubs en studio mais la façon d’enregistrer reste très proche de ce qu’on est capable de faire en live. Donc pas de machines ou musiciens supplémentaires.

L : Les influences sont multiples et produisent un disque dansant/tribal, mais demandent aussi du calme pour bien s’imprégner des paroles. Pour vous, le fond a-t-il autant d’importance que le forme ? Ou bien l’un et l’autre se nourrissent-ils l’un de l’autre ? D’ailleurs, vous travaillez à partir des textes ou des musiques ?

Vincent : on commence avec les musiques. La danse est la base. Le message passe mieux sur un bon groove.
le fond a autant d’importance que la forme oui. Penser et danser sont deux choses indissociables à nos yeux.

L : Que signifie le titre de l’album ? Veut-il dire que pour changer les choses il faut déplacer des montagnes (ou bien le fonctionnement du monde occidental) ?

Vincent : Le titre c’est simplement la traduction de Westwerk, le nom du lieu où on a enregistré à Hamburg. Ça nous a tout de suite parlé car c’est un lieu géographique imaginaire où tout serait encore possible (on connaît le massif central), un lieu utopique où l’on pourrait tout reconstruire, mais c’est aussi une métaphore du monde occidental qui écrase tout partout.
On arrive pas forcément à choisir entre les deux, il y a toujours cette balance optimiste/pessimiste, qui penche plutôt d’un côté ou de l’autre, selon le jour l’humeur la fatigue l’actualité…….

L : La musique peut-elle encore être un moyen de changer le monde ?

Vincent : oui, c’est personnellement encore une idée à laquelle je crois, même si ça me semble de plus en plus ringard au vu des productions actuelles. Mais je m’en fous, des groupes m’ont changé la vie, c’est donc le but que je poursuis, rendre ce que j’ai reçu.

L : Merci Hyperculte pour avoir pris le temps de répondre à nos questions. La chronique de Massif Occidental est déjà en ligne ICI !

Vincent : MERCI à VOUS !!!

 

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