GENERAL ELEKTRIKS

GENERAL ELEKTRIKS Carry no ghosts

Energie jubilatoire, groove assassin, Carry No Ghost, le nouvel album de General Elektriks rétame la concurrence à base de mélodies imparables, d’un son irréprochable, de textes onirico-surréalistes et d’un amour de la musique bien faite.

Telle pourrait être la conclusion de cette chronique. Peut-être le sera-t-elle, nous verrons bien. Toujours est-il qu’il nous faut tout de même développer un peu notre propos. So let’s go !

Ce groupe joue un subtil mélange des genres. Dans les ingrédients incorporés dans le shaker musical du combo, nous trouvons certaines influences chères au groupe, notamment Mr David Bowie et Mr Prince, un zeste de pop, un soupçon de funk, une pincée de soûl et une larme de culture à la française. Secouez le tout, énergiquement, et vous obtenez une sorte d’électro disco funk des plus attrayants.

Le groupe est français, comme nous le laissions entendre quelques mots plus tôt. En tout cas, sa tête pensante, Hervé Salters, l’est. Comme il compose et écrit les morceaux, nous obtenons, sur les dix titres que compte Carry No Ghost, deux morceaux aux paroles lunaires, poétiques, surréalistes à la Dali, c’est-à-dire colorées, magnifiant un quotidien ordinaire (Au tir à la carabine) ou déformant le romantique d’une idylle (de passage). Le vocabulaire utilisé, plutôt peu usité par les autres artistes made in France, instaure un climat particulier où l’émotion se fait vibrante.

Il en va de même pour le psychédélique morceau pro-européen Amour Über Alles. Pourquoi pro-européen ? Parce que General Elektriks parvient, au sein de ce titre, au sein même d’une phrase de ce morceau, à faire cohabiter allemand, anglais, espagnol, portugais, français (liste non exhaustive), il nous semble déceler d’autres langues du continent que nous n’arrivons pas à nommer, mais il est tout aussi possible que nous nous fourvoyons). Risqué, sacrément casse gueule quant au résultat pouvant être obtenu, nous devons admettre que le groupe s’en sort haut la main sur ce titre à part.

Pour les autres morceaux, l’anglais (esprit funk oblige) est privilégié pour un résultat quasi parfait. Les titres s’enchaînent, sur des tempi plutôt enlevés, surfent sur des sonorités de claviers très particulières qui font le sel de la personnalité de G.E. Qu’il s’agisse de batterie ou de programmations, l’ensemble tient méchamment la route, souvent soutenues par une basse trépidante.

Mais là où le groupe détonne de la concurrence, c’est par son originalité. Certes, son son est différent, le timbre de voix d’Hervé est lui aussi particulier (comprendre qu’il ne faut pas s’attendre à un James Brown, un Prince ou tout autre référence funk), mais c’est surtout le côté parfois minimaliste, laissant place à des silences, qui dynamise l’ensemble. Le titre d’ouverture en est le parfait exemple. Different Blue, en effet, joue les cassures pour mieux nous faire bondir dès que les instrus reprennent.

Cette marque de fabrique fait ses preuves et nous donne envie de sauter à droite et à gauche comme de furieux colibris (si toutefois un colibri peut-être furieux, et sauter aussi, parce que c’est un oiseau le colibri. Nous nous égarons). Bref, la liberté de penser et d’agir des General Elektriks jouent en leur faveur et ne fait que les rendre encore plus irrésistibles et attachants.

Du coup, nous pouvons terminer cette chronique par l’intro, enfin de la conclusion servant d’introduction, en ajoutant néanmoins ceci : en plus d’être festif et jubilatoire, ce groupe est diablement addictif. Nous en redemandons !

Le groupe sera présent au festival Art Rock édition 2018.

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