Arnaud Devillard & Olivier Bousquet, Streets Of San Francisco, l’histoire du rock dans la Bay Area

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Ou le Guide du routard version sexe drogue et rock n’ roll.

Remisez aux oubliettes votre guide du routard concernant la ville mythique de San Francisco. À la place, saisissez-vous de Streets Of San Francisco, l’histoire du rock dans la Bay Area d’Arnaud Devillard & Olivier Bousquet (Le mot et le reste). Pourquoi ? Parce que le duo propose une plongée dans les entrailles de cette ville absolument rock n ‘roll et nous la dévoile sous un jour fascinant.

Vous êtes prêts ?

C’est parti !

La forme :

Le bouquin est décomposé en grands chapitres comme autant de quartiers de San Francisco, ville qui nourrit depuis pas mal d’années tous nos fantasmes. Nous y découvrons donc les quartiers ayant vu naître le Summer of love, ou tout simplement une autre vision du rock que celle définie par les Beatles. Le mythique Haight-Ashbury, Golden Gate Park, Golden Gate Bridge, Tenderloin, North Beach etc…  tous sont présent pour notre plus grand plaisir. Chaque quartier ayant vu passer une des figures du mouvement, ou ayant un rapport avec le rock (y compris sur les visuels des pochettes), y est décrit.

Chaque quartier y est découpé en adresse, puis personnalisé par un numéro de baraque, de salle, toujours si quelque chose d’intéressant s’y est passé . Certaines de ses adresses, souvent celles qui ont survécu aux outrages du temps (de nombreux bâtiments n’existent plus aujourd’hui, ou bien on été réhabilités), sont accompagnées d’une petite vignette photo qui nous plonge plus profondément dans l’immersion de cette ville incroyable.

Enfin, tels de bons tours opérators, Arnaud Devillard et Olivier Bousquet nous proposent de sympathiques déambulations en villes, sur les trace de Jerry Garcia (Grateful Dead), de Carlos Santana ou de Bill Graham (célèbre promoteur de spectacle qui tiendra « un moment » le Fillmore Auditorium autrement nommé Fillmore West). Inutile de dire que nous regrettons amèrement de ne pas être sur place, le bouquin dans une main, un plan de la ville dans l’autre, pour arpenter ces rues chargées d’histoire(s).

Le fond :

Le duo d’auteurs de ce bouquin recense tout ce qui a pu se passer, ou du moins une très grande partie, dans cet ouvrage quasi exhaustif (il donne vraiment l’impression de l’être). Chaque détail est soigné, chaque anecdote creusée, le tout sur un ton sérieux qui laisse néanmoins la place à une bonne dose d’humour (ce qui tend à rendre cette exploration encore plus attrayante) .

Il est inutile de dire que le travail effectué est simplement monumental ! Nous ignorons comment ils ont pu avoir accès à toute cette matière tant les histoires qui y sont contées sont abracadabrantesques et sonnent véridiques. Et elles le sont ! Les auteurs évoquent les différentes personnes les leur ayant raconté dans les remerciements (en plus des recoupements de sources via une bibliographie hallucinante).
Si ces protagonistes n’étaient certainement pas les derniers à faire la fête, leur parole est d’or ! Nous replongeons avec délectation dans ces années complètement folles, novatrices avec un plaisir inégalable. Le tout est raconté de façon simple mais sérieuse, en étant détaillées de façon exhaustive mais pas rébarbative, de façon à ce que même les novices de cette époque y trouvent leur compte (et leurs repères).

Notre avis :

Nous pensons que nous avions été clairs, non ? Ce bouquin est une vraie bible pour tout amoureux du rock. Le bouquin commence sur l’évocation du concert des 30 ans de carrière d’un petit groupe local de métalleux nommé… Mince, ça nous dit quelque chose… ah oui ! Mettalica. Puis nous remontons le temps, zigzaguons à travers les époques (dont l’un des fils rouges, le Gratfeul Dead, devient presque un élément incontournable de comique de situation tant les énumérations successives de ce que Jerry Garcia et sa bande ont trafiqué dans le coin est énorme), pour couvrir pas loin d’un demi-siècle de musique, d’excès et de tout ce qui rend le rock n’roll aussi essentiel à nos vies.

Cet ouvrage est une référence qu’il convient à tout amoureux de San Francisco et de rock de posséder, de chérir, et surtout d’emmener avec lui le fameux jour où la possibilité de gravir ces collines se proposera. Allez, pour la route, nous allons vous mettre une petite anecdote qui nous a bien fait marrer (mais il y en a tant que nous avons dû faire un choix.) et qui vous indiquera un peu comment le livre est fait.

1244 ou 1268 Sutter Street – « Everybody over at the Avalon Ballroom » (pages 110-111)

“… Un autre événement, parfaitement débile lui, se tient le 6 juin 1967 : la fête de lancement du premier album de Moby Grape organisé pour la presse par CBS. Un pack de cinq 45-tours est distribué à l’entrée (ils seront mis sur le marché en même temps, oui…), des milliers d’orchidées tombent du plafond, transformant, une fois qu’elles seront piétinées au sol, la salle en patinoire, et sept cents bouteilles de vin avec une étiquette Moby Grape sont offertes, mais personne n’a pensé à fournir les tire-bouchons… »

Quelle époque ! Quelle ville ! Quel bouquin ! Tout est dit.

 

Un autre ouvrage sur l’histoire du rock, c’est par ICI

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